L’Actualité

Un goût d’inachevé

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M. LARADJ , Correspondants Publié 14 Avril 2022 à 12:00

Pourrait-on me considérer comme étant le doyen des correspondants, sachant que mon premier article publié remonte à la date du 23 novembre 1992 ? C’est-à-dire cinq mois après la naissance de Liberté, un certain 27 juin de la même année. A cette, époque j’étais âgé de 36 ans. Le 1er avril 2022 j’ai bouclé mes 66 ans, après une aventure de 30 années. N’est-ce pas un record de fidélité ? Ce fut l’époque où le siège était situé au 37, rue Larbi-Ben-M‘hidi, avec comme directeur de la publication Ahmed Fattani, que j’ai eu l’honneur de croiser quelques mois après et de discuter avec lui des conditions de travail, alors que le pays était livré aux premiers actes terroristes.
Mon premier chef de rubrique de l’Algérie Profonde ne fut autre que Rachid Ikhanoussen. Je ne regrette pas d’avoir choisi ce quotidien qui m’a tout donné, avec comme responsables Hacène Ouendjeli, Ali Ouafek, Abrous Outoudert, etc. qui se sont succédé aux postes de responsabilité. Mais je n’arrive toujours pas à effacer de ma mémoire le regretté Hamid Mahiout, le créateur de la rubrique Le Radar, que la horde sauvage n’a pas épargné. C’était un gars d’une grande humilité, d’une modestie et d’une gentillesse inégalables. Qui se souvient de la rubrique ‘‘Le saladier’’ qui donna du piment au journal avec ses articles au ton risible, au même titre que la rubrique Radar que j’alimentait par des infos inédites et parfois osées, notamment dans les années 90, à l’époque où l’Algérie sombrait dans la violence ?
‘‘Les stigmates de la terreur’’ fut mon premier reportage sur les actes terroristes, les assassinats et les exactions qu’ont subi les populations de la région abandonnées à leur sort, que Abrous Outoudert m’avais chargé de réaliser. C’était en 1995. Puis vint le séisme qui a ébranlé la région d’Aïn Témouchent un certain 22 décembre, faisant 28 morts, des centaines de blessés et des milliers de sinistrés. Un tragique évènement qui a bénéficié d’une large couverture médiatique exécutée avec abnégation, témérité et sans aucune indulgence sur la gestion par les responsables de l’époque de cette catastrophe naturelle, ce qui m’a valu une montagne de reproches, et ce, jusqu’au relogement du dernier sinistré.
Côté cour, je n’oublierai jamais toutes ces remontrances et ces exigences de travail bien fait, des responsables qui se sont succédé à la tête de la rubrique Algérie profonde, à l’image du regretté Samir Knayaz, Hanafi Hatou, Hamid Saidani, Arab Chih, Aziz puis Lyès Menacer. Quant au côté jardin, je ne manquerai pas de remercier Liberté de m’avoir permis de me frotter et d’interviewer d’éminentes personnalités du monde culturel, dont l’écrivain Yasmina Khadra et le réalisateur Moussa Haddad.
Les stages de formation et de perfectionnement dont j’ai bénéficié sur les techniques de rédaction font partie des meilleurs moments passés avec Liberté. 
On a grandi ensemble. Sa disparition laissera certainement un grand vide et une cicatrice qu’il sera impossible d’effacer. Une belle aventure, en fait, au goût d’inachevé…

  • Editorial Un air de "LIBERTÉ" s’en va

    Aujourd’hui, vous avez entre les mains le numéro 9050 de votre quotidien Liberté. C’est, malheureusement, le dernier. Après trente ans, Liberté disparaît du paysage médiatique algérien. Des milliers de foyers en seront privés, ainsi que les institutions dont les responsables avouent commencer la lecture par notre titre pour une simple raison ; c’est qu’il est différent des autres.

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    Abrous OUTOUDERT Publié 14 Avril 2022 à 12:00

  • Chroniques DROIT DE REGARD Trajectoire d’un chroniqueur en… Liberté

    Pour cette édition de clôture, il m’a été demandé de revenir sur ma carrière de chroniqueur dans ce quotidien.

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    Mustapha HAMMOUCHE Publié 14 Avril 2022 à 12:00

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