Culture LE PHOTOGRAPHE D’ART RIADH DAHMANI EXPOSE À LA GALERIE MOHAMMED-RACIM

“Il était une fois les senteurs d’Alger”

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Nourreddine LOUHAL Publié 04 Avril 2022 à 12:00

© D. R.
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Autodidacte mais surtout “affranchi”, Riadh Dahmani feuillette avec “l’éclat de raison” “Le Livre de la Casbah”, où il est loisible au visiteur d’admirer aïn (fontaine) du saint Sidi M’hamed Chérif, accolée à la mosquée baptisée du même nom.

S’il est de tradition que le mois sacré du Ramadhan est propice aux senteurs gourmandes, celles-ci, notamment les exhalaisons d’aromes, ne sont pas l’apanage unique des jardins ou des souks, puisqu’elle (la fragrance) embaume la galerie d’art Mohammed-Racim de l’établissement arts et culture depuis le 26 mars dernier. Alors, et bien qu’elles soient irrésistibles, “l’héritage” de l’aromate chatouille l’esprit du féru du noir et blanc mais aussi l’épris des nuances de l’arc-en-ciel qui irisent les darbouz ou les rampes d’où s’offre le “Spectacle de la vie” à la Casbah.

C’est le cas de Riadh Dahmani, qui encense les lieux de bled Sidi Abderrahmane Ethâalibi à l’aide de son exposition photo qu’il a intitulée au moyen d’un bouquet de “Rihat Dzaïr” (Senteurs d’Alger) : “C’est en été de l’an 2015 que j’ai adhéré à un groupe friand de photographies lors d’un atelier-photos à Tikjda (Bouira)”, a déclaré ce photographe d’art. Donc, “Bienvenue à Alger,” car il a de quoi et de qui tenir puisqu’il photographiait déjà l’intérieur du bâti lorsqu’il exerçait dans l’immobilier.

C’est dire qu’il est entré dans la chambre noire étant petit. Mais c’est à Taghit (Béchar) l’enchanteresse que tout commence avec son mentor qui lui a conseillé l’achat et le bon de l’appareillage qu’il faut, a-t-on su de “Lountch”. Et c’est ainsi qu’il a rejoint l’Association nationale de la promotion de l’art en image pour des sorties en ateliers photos. Admirée tantôt en tant qu’instantané de l’instant à perpétuer d’un clic et d’un éclair de flash, la photographie extasie tantôt l’œil en tant qu’illustration qui recèle l’aspect figuratif de l’art.

Certes, qu’à l’heure de l’usage massif de la photo avec l’œilleton du smartphone l’épreuve en elle-même n’impressionne plus grand monde comme à l’époque de la traditionnelle pellicule si lourde de son conditionnel bac à tirage sur papier glacé et sous la lumière tamisée mais qui éblouissait le coup d’œil.

D’où peut-être la banalisation du clic qui est aujourd’hui à la portée du profane mais aussi du professionnel. Dans cette optique visuelle, le recours à la capture d’image est devenu un réflexe qui, dans bien des cas, enlaidit la photographie de son étoffe noblement esthétique. Est-ce à dire que la démocratisation à en veux-tu en voilà de l’appareil portable a démobilisé le regard de la photographie ?

Pas aussi sûr que ça ! Puisqu’on y revient à l’ivresse du ravissement comme du temps de l’invention de la photographie à la date conventionnelle du 7 janvier 1839 du daguerréotype en référence à l’artiste peintre et photographe français Louis Daguerre (1787-1851.

Alors, osons la question : “À quel moment considère-t-on une photographie comme une œuvre d’art ?” Mais à partir de l’instant où le non-initié et l’homme de l’art décide de “Peindre avec la lumière”. À ce propos, notre interlocuteur a fait sienne la citation de la photographe portraitiste américaine Berenice Abbott (1898-1991) : “La photographie aide les gens à voir.”

Autodidacte mais surtout “affranchi”, Riadh Dahmani feuillette avec “l’éclat de raison” Le Livre de la Casbah, où il est loisible au visiteur d’admirer aïn (fontaine) du saint Sidi M’hamed Chérif, accolée à la mosquée baptisée du même nom.

En ce lieu où se rafraîchissaient naguère les habitués du carrefour Eugène-Fromentin, il fait bon de déambuler sous “la lumière de la Casbah” et d’y croire et de s’irriguer l’esprit de “l’espérance” qu’un jour la Casbah sera reconstruite à l’identique. D’où qu’il permit d’aller en “quête d’une vie” avec l’art de Riadh Dahmani qu’il est requis de visiter jusqu’au 9 avril prochain.

LOUHAL Nourreddine

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