Culture “QUAND RÉSONNE LE CHANT DES RACINES”, DE LEÏLA MALLEM

Une quête identitaire sur fond de guerre

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LAMIS AYACHI Publié 04 Mars 2022 à 18:18

© D. R.
© D. R.

Quand  résonne  le chant des  racines, publié  en  septembre  2021  par  la maison  d’édition  Dalimen, est  le  deuxième  roman  de  Leïla  Mallem, enseignante de français à la retraite.

Il raconte l’histoire de Christophe, jeune avocat qui mène une vie paisible à Nice. Il est fils unique de ses parents. Cependant, sa mère Jacqueline, fort malade, veut se libérer du poids d’un secret que son mari Claude, un militaire à la retraite froid et hostile, l’oblige à garder.

À peine adulte, Claude participe à la guerre d’Indochine, durant laquelle il est blessé à l’appareil génital et devient stérile. Après cet incident, le jeune militaire est gradé et perce dans sa carrière.

Suite à un enchaînement de déménagements imposés par son travail, il atterrit en compagnie de sa femme en Algérie, plus exactement à Tlemcen, pour occuper le poste de commandant durant la guerre de Libération nationale.

Tout en gardant sa stérilité secrète, il essaye de rassurer sa femme étouffée par la solitude et obstinée à combler son “instinct” maternel. Dans le bombardement d’un village à Tlemcen, les yeux du commandant tombent sur un nouveau-né retrouvé près du corps presque meurtri de sa mère et décide alors de le garder.

Des décennies plus tard, au décès de sa mère adoptive, Christophe découvre le secret de son adoption dans le journal intime de sa maman. Éperdument confus et hanté par le sentiment d’exil et poussé par une curiosité fiévreuse, le jeune avocat décide de prendre l’avion pour l’Algérie, dans l’espoir de retrouver ses racines. Et c’est grâce à un avocat que Christophe réussit à désaltérer ses interminables questionnements sur son enlèvement…

À  travers  ce  roman, Leïla  Mallem dénonce les  dégâts  et  les séquelles du colonialisme et illustre ainsi l’importance du sentiment d’appartenance et son rôle primordial dans la construction de l’identité. Même si l’on relève de la misogynie dans certains passages, le deuxième roman de Leïla Mallem est un poignant témoignage sur les affres du colonialisme. 
 

LAMIS AYACHI

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