Des Gens et des Faits 57e partie

“LES SACRIFICES...”

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Adila KATIA Publié 05 Avril 2022 à 12:00

Résumé : Maya écrit des mots à sa fille, lui reprochant son comportement. Elle ne tolère pas qu’elle ait manqué de respect à sa belle-famille. Elle lui ordonne de partir si Hamid ne revient pas. Lisa envoie des messages et appelle son mari, mais il ne répond pas. Pendant des heures. Elle manque d’avoir une syncope à l’éventualité qu’il soit chez ses parents.

Lisa est très énervée. Qu’il parte chez ses parents, elle peut l’accepter, mais qu’il ne daigne pas répondre à ses appels et à ses messages, elle ne le tolère pas.
Elle recompose le numéro, et cette fois, il ne sonne pas. Son appareil est éteint. Elle prend ses clefs et se rend chez elle. L’appartement est plongé dans l’obscurité. Hamid n’est pas là. Mais en allant dans leur chambre, elle aperçoit un casier qui a été vidé sur le lit. Hamid y rangeait des papiers d’habitude. Que cherchait-il ?
Elle est tentée de le rappeler, mais dès qu’elle se rappelle qu’il aurait pu lui répondre, elle remet son portable dans sa poche et sort de la chambre. Elle ne tarde pas dans l’appartement. Elle presse le pas et retourne chez sa mère. Celle-ci a entendu la clef tourner dans la serrure. Elle semble déçue de ne pas voir Hamid, avec elle. Maya se rend à la cuisine et prend son traitement. Lisa l’y rejoint.
-...ami... ? demande-t-elle.
-Chez ses parents, je crois ! répond la jeune femme en s’asseyant. Comme moi…
-Ta fau…
Lisa lève les yeux, exaspérée.
-Ma faute, comprend-elle. C’est fort possible ! Mais je ne suis pas d’humeur, maman ! Veux-tu dîner maintenant ?
-No… (Maya fait une pause et tente de dire un autre mot)
-…mèèè…
-Oui, je sais, sa mère ! Je reconnais que j’œuvre pour mon malheur ! J’aurais dû la laisser te voir dans cet état ! s’emporte Lisa. Écoute, il fallait établir une liste de ceux que tu autorises à te voir ! Je ne pouvais pas lire dans tes pensées ! Tu ne voulais même pas voir les voisines, tes amies !
Maya prend une feuille et écrit.
“Tu savais qu’elle avait une dent contre toi ! Depuis le fameux déjeuner. Elle était déçue. Je comprends que ton mari soit en colère. Même moi, je le suis.”
-Je t’en prie maman, n’en rajoute pas ! s’écrie Lisa après lecture du mot. Je ne pouvais pas savoir… Je suis comme ça ! Tu ne peux pas me refaire ! J’ai toujours été désordonnée et mauvaise en cuisine ! Je suis le contraire de Maria qui est parfaite en tout ! Seulement, elle n’est plus là ! Elle vit à des centaines de kilomètres d’ici, et entre nous, ce n’est pas le grand amour ! On s’est toujours chamaillées. Parfois, je me dis que s’ils ne viennent pas, c’est à cause de moi ! Mais je suis la seule à vivre dans les parages, à te tenir compagnie ! D’ailleurs, tout ce que je fais, c’est pour toi ! Malgré tous mes défauts, il n’y a que toi qui comptes ! Que tu le veuilles ou pas… Alors tu dînes ou pas ? lui propose-t-elle une dernière fois.
Mais sa mère refuse.
-Je vais me coucher, je suis vidée ! Au fait, s’il rentre, dis-lui de dormir dans le salon ! Je ne veux pas de lui dans ma chambre !
-Noooo !
-Si ! Ne m’en veux pas maman, mais je ne veux pas le voir ! Avec mon sale caractère, il risque d’en entendre ! Alors évite-le-lui ! Je sais que tu t’es attachée à lui… Le dîner est dans le frigo ! lui rappelle-t-elle avant de s’éclipser de la cuisine. Si tu changes d’avis, tu sais quoi faire !
Pour se détendre un peu, elle va prendre une douche, enfile son pyjama et se met au lit. Elle est trop troublée pour pouvoir s’endormir. D’ailleurs, le bip de son portable attire son attention et elle s’empresse d’aller le prendre. C’est Hamid. Il lui a envoyé un message, la laissant perplexe.
“Je suis à Alger. Je rentre demain. Bonne nuit”
-À Alger, murmure-t-elle. Mais il n’a rien à faire là-bas !
Elle tente de le rappeler, et une fois encore, l’appareil est éteint. Elle doit patienter jusqu’à son retour pour avoir des réponses à ses questions. En réalisant qu’il n’est pas chez ses parents, elle se sent un peu plus calme. De meilleure humeur, elle retourne auprès de sa mère pour s’occuper d’elle. Ce n’est pas parce qu’elles voient les choses différemment qu’elles doivent se fâcher.

À SUIVRE

  • Editorial Un air de "LIBERTÉ" s’en va

    Aujourd’hui, vous avez entre les mains le numéro 9050 de votre quotidien Liberté. C’est, malheureusement, le dernier. Après trente ans, Liberté disparaît du paysage médiatique algérien. Des milliers de foyers en seront privés, ainsi que les institutions dont les responsables avouent commencer la lecture par notre titre pour une simple raison ; c’est qu’il est différent des autres.

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    Abrous OUTOUDERT Publié 14 Avril 2022 à 12:00

  • Chroniques DROIT DE REGARD Trajectoire d’un chroniqueur en… Liberté

    Pour cette édition de clôture, il m’a été demandé de revenir sur ma carrière de chroniqueur dans ce quotidien.

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    Mustapha HAMMOUCHE Publié 14 Avril 2022 à 12:00

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