Économie Le gouvernement fixe une nouvelle liste

10 produits alimentaires interdits à l’exportation

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Badreddine KHRIS Publié 31 Mars 2022 à 09:25

La pomme de terre fait partie de la nouvelle liste des produits interdits à l’exportation.© D.R
La pomme de terre fait partie de la nouvelle liste des produits interdits à l’exportation.© D.R

Outre le sucre, les pâtes, l’huile et les dérivés du blé, la nouvelle liste des produits interdits à l’export comprend également les œufs frais, la pomme de terre, l’ail, les légumes secs, la semoule de froment et d’orge, la farine de froment, le double et le triple concentré de tomates.

Suite à la cacophonie qu’a engendrée l’interdiction d’exportation de certains produits de large consommation, les pouvoirs publics viennent de publier la liste définitive des 10 positions tarifaires concernées par cette décision. Outre le sucre, les pâtes et l’huile ou encore tout autre dérivé du blé, déjà fixés par le président de la République lors de la réunion du Conseil des ministres du 13 mars en cours, l’État a ajouté 6 autres produits alimentaires qui sont désormais interdits à l’export. La nouvelle liste comprend ainsi les œufs frais, les pommes de terre (de semences et de primeurs, destinées à la fabrication de fécule, cuites à l’eau ou à la vapeur ou non cuites), l’ail, les légumes secs (haricots, lentilles, pois chiches), semoule de froment (blé) et d’orge, farine de froment (blé), double et triple concentré de tomates.

Si l’on se réfère à cette liste, l’on comprendra, par conséquent, que les autres produits ne sont plus touchés par cette mesure. Une bonne nouvelle qui réjouira sûrement les exportateurs dont les produits ne sont pas subventionnés, mais qui ont, toutefois, été bloqués au niveau des ports et aéroports, et aux frontières depuis plusieurs semaines. Des producteurs de boissons et de fruits et légumes, pour ne citer que ces deux créneaux, se sont dits lésés par cette décision. Car, arguent-ils, les motifs avancés par les responsables ayant pris cette décision ne concernent pas leurs produits.

En termes plus clairs, leurs marchandises ne bénéficient pas du soutien de l’État et que les opérations d’exportation qu’ils effectuent régulièrement ne provoquent pas de pénuries, à l’origine des flambées récurrentes des prix sur le marché national. Cela n’a pas empêché les autorités, notamment les douanes, de bloquer leurs produits dans les enceintes portuaires et aéroportuaires. Les conséquences ont été désastreuses pour ces opérateurs qui ont enregistré des pertes sèches à cause du flou qui a caractérisé cette mesure. Ils n’ont été ni associés ni avertis à ce propos. Les producteurs ont été mis devant le fait accompli. Ils ont ainsi perdu leurs clients à l’étranger parce qu’ils n’ont pas honoré leurs engagements contractuels et n’ont pu acheminer les marchandises dans les délais impartis. Ce qui a, d’ailleurs, porté atteinte à leur crédibilité en tant que fournisseurs.

Le problème se pose encore plus pour les produits censés être acheminés vers les pays où les communautés algériennes se préparent pour le mois de Ramadhan. Pour rappel, le directeur général de la régulation et de l’organisation des activités commerciales au ministère du Commerce, Sami Koli, a estimé que la décision d’interdire l’exportation de certains produits alimentaires, qui dépendent de matières premières importées, “n’est pas injuste pour les opérateurs économiques, mais vise plutôt à préserver l’intérêt général du pays”. 

 

 

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