Éditorial

Affranchissement

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Hamid SAIDANI Publié 06 Mars 2022 à 23:53

Sous l’impulsion de la crise sanitaire qui dure depuis deux ans et, depuis peu, de la guerre en Ukraine, une fièvre inflationniste s’est emparée d’une bonne majorité de pays, précipitant les marchés mondiaux dans une spirale qui risque de durer. La pandémie de coronavirus qui s’est propagée dans les moindres recoins de la planète a eu des effets dévastateurs sur les sphères de production, de transformation, de transport et de distribution de divers produits.

La machine économique mondiale se trouvait, à un moment donné, presque complètement à l’arrêt. Le monde continue aujourd’hui de compter les incommensurables répercussions de cette crise sanitaire sur les économies, les sociétés et les individus. Jamais peut-être l’humanité n’a vécu un cataclysme d’une telle ampleur. Et comme un malheur ne vient jamais seul, au moment où la pandémie tend à s’estomper, c’est un conflit militaire qui prend le relais pour maintenir la pression sur un monde décidément pris dans un infini engrenage. 

La guerre en Ukraine a accru la tension autour des marchés mondiaux des produits alimentaires et énergétiques, provoquant une hausse effrénée des prix d’une large gamme de produits, notamment ceux de consommation. Et comme la demande mondiale est en constante augmentation et qu’en même temps, la machine économique n’arrive pas à produire assez, le rythme de l’inflation s’accélère et met les marchés sous pression.

Les économies à faibles revenus sont logiquement les plus impactées par cette évolution des cours mondiaux. La Banque mondiale fait d’ailleurs remarquer que la hausse des prix alimentaires durant l’année 2021 a dépassé 5% dans 79% des économies émergentes et en développement (86 pays sur 109). 

L’Algérie n’est, bien évidemment, pas en reste de ce remue-ménage général. À plus forte raison pour un pays qui dépend dans une large mesure des importations pour ses besoins alimentaires. La moindre des fluctuations s’en ressent, notamment pour ce qui est de certains produits comme le blé et le lait. Certes, le citoyen n’est pas directement impacté par ce renchérissement des prix puisque ces produits sont subventionnés. Mais l’État n’a que le choix de puiser dans ses réserves pour approvisionner le marché local quelles que soient les tendances des cours internationaux.

Cette dépendance quasi structurelle de l’étranger doit amener à engager la réflexion, de la manière la plus sérieuse, autour des moyens d’atteindre la sécurité alimentaire. Car, il va sans dire, cette dépendance presque systémique risque de constituer un grave danger pour la souveraineté du pays. ■

  • Editorial Un air de "LIBERTÉ" s’en va

    Aujourd’hui, vous avez entre les mains le numéro 9050 de votre quotidien Liberté. C’est, malheureusement, le dernier. Après trente ans, Liberté disparaît du paysage médiatique algérien. Des milliers de foyers en seront privés, ainsi que les institutions dont les responsables avouent commencer la lecture par notre titre pour une simple raison ; c’est qu’il est différent des autres.

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    Abrous OUTOUDERT Publié 14 Avril 2022 à 12:00

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