Éditorial

Devoir de vigilance

  • Placeholder

Hamid SAIDANI Publié 04 Décembre 2021 à 02:38

Quand c’est fini, ça recommence. L’humanité est, visiblement, partie pour vivre encore longtemps avec ce qui s’avère être un des virus les plus contagieux qu’elle ait connu. Alors que le variant Delta n’a pas totalement disparu, qu’un autre mutant est déjà là. Après Alpha, Gamma, Bêta et Delta, Omicron pointe déjà le bout de son nez après sa découverte en Afrique du Sud et fait craindre un niveau de contamination et de morbidité plus élevé.

Certes, pour le moment, le variant n’a pas été signalé dans notre pays. Mais, peut-on échapper à son expansion au moment où les frontières aériennes ont tendance à s’ouvrir pour laisser respirer un transport aérien étouffé par la pandémie ? Le directeur de l’Institut Pasteur l’a clairement énoncé. L’arrivée du variant Omicron n’est qu’une question de temps. Sous l’emprise médiatique mondiale de l’éruption jugée inéluctable de ce virus, l’on a peut-être tendance à oublier que la quatrième vague est déjà là. Les chiffres officiels le montrent très nettement, alors que certaines voix non moins officielles, à l’image du Pr Kamel Sanhadji, président de l'Agence nationale de sécurité sanitaire, estiment carémment que les indicateurs de la nouvelle vague sont bien là. 

Il va sans dire que le relâchement généralisé constaté dans l’observation des mesures barrières, avec, en prime, une certaine permissivité des services de l’État chargé de veiller au respect du protocole sanitaire, est derrière cette remontée des contaminations. Alors que nous ne sommes qu’aux prémices d’une nouvelle propagation de la maladie, une stricte vigilance doit être de mise pour tenter d’éviter le pire. Il est aujourd’hui du domaine de l’évidence que le système national de santé n’a pas les moyens d’affronter une nouvelle explosion des cas de coronavirus. L’enfer vécu par les citoyens l’été dernier avec le pic de la troisième vague a laissé bien des séquelles et des traumas. 

Engorgement des structures de santé, manque d’oxygène, épuisement du personnel médical..., l’on aura tout vécu pendant cette période qui a jeté sur le pays un voile d’épouvante. Ni l’État et encore moins le citoyen n’ont intérêt à laisser la situation se dégrader davantage avec tous les risques que cela fait peser sur la santé et la vie des personnes. C’est pour cela qu’un sursaut général devient nécessaire pour prémunir le pays d’une nouvelle propagation des contaminations dont le coût pourrait s’avérer fatal pas seulement pour les vies humaines, mais aussi pour une économie nationale chancelante. ■

  • Editorial Un air de "LIBERTÉ" s’en va

    Aujourd’hui, vous avez entre les mains le numéro 9050 de votre quotidien Liberté. C’est, malheureusement, le dernier. Après trente ans, Liberté disparaît du paysage médiatique algérien. Des milliers de foyers en seront privés, ainsi que les institutions dont les responsables avouent commencer la lecture par notre titre pour une simple raison ; c’est qu’il est différent des autres.

    • Placeholder

    Abrous OUTOUDERT Publié 14 Avril 2022 à 12:00

Les plus lus

(*) Période 360 derniers jours

  1. CNR Revalorisation des pensions de retraite

  2. Déclaration d’Issad Rebrab

  3. Louisa Hanoune adresse une lettre ouverte à Issad Rebrab au sujet de Liberté Ne brisez pas cet espoir 

  4. Le sud pleure son porte-voix

  5. FAUTE DE COUFFIN FAMILIAL Voilà de quoi se nourrit Khalida Toumi en prison

  6. MARCHÉ OFFICIEL DES CHANGES Le dinar poursuit sa chute