Éditorial

Le monde a changé

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Abrous OUTOUDERT Publié 08 Février 2022 à 00:51

Le phénomène de la  fuite  des  cerveaux s’invite, encore une fois, dans le débat amplifié par les réseaux sociaux. À l’origine, l’affaire des médecins qui ont réussi à arracher le sésame pour exercer dans un centre hospitalier en France, en participant au concours des épreuves de vérification des connaissances (EVC). La liste affichée des lauréats ne permet pas d’arrêter le nombre des postulants algériens, ni d’avancer le nombre exact de ces candidats à une émigration légale.

Les noms affichés ne sont pas suivis de la nationalité d’origine, ni classés par pays. Mais qu’importe le nombre puisque le phénomène existe, et ce, depuis plusieurs années où, à titre individuel ou en groupes, des recrutements se font. Ils concernent plusieurs spécialités de niveau universitaire ou des métiers très recherchés par certains pays demandeurs, en manque de main-d’œuvre.

Si le cas présent, celui des médecins fait le buzz, c’est que la mission du médecin comme celle de l’enseignant sont quasi sacrées dans les familles, et si le second est considéré comme une passerelle pour l’avenir, le premier reste celui que l’on retrouve à son chevet, à tout moment. Malheureusement, les canons d’appréciation ont changé. La considération et le respect pour la science ont été éliminés du statut de ce corps de métier par une administration coincée à l’âge du maniement du stylo et de la suprématie verbale, mais stérile, des années 70.

Le  monde  a  changé.  Tous  les  pays  sont  proches  et  la  science est à rechercher là où elle est florissante et enrichissante pour l’individu. La presse s’est souvent fait l’écho de ces Algériens qui ont réussi et qui exercent dans des grands groupes internationaux, même au niveau des états-majors. On s’en vante comme on se vante de ces sportifs qui font des miracles pour la simple raison qu’ils évoluent dans un environnement propice. Mais ils font la fierté du pays. Alors, pourquoi pas ces médecins, informaticiens, architectes que l’on n’a pas su ou pu retenir.

L’émigration de l’intelligence qui va de pair avec la compétence est un terreau favorable à son éclosion, un  environnement sans brume et un comportement personnel aux normes du siècle  des  challenges  dans  lequel  nous  devons évoluer. ■

  • Editorial Un air de "LIBERTÉ" s’en va

    Aujourd’hui, vous avez entre les mains le numéro 9050 de votre quotidien Liberté. C’est, malheureusement, le dernier. Après trente ans, Liberté disparaît du paysage médiatique algérien. Des milliers de foyers en seront privés, ainsi que les institutions dont les responsables avouent commencer la lecture par notre titre pour une simple raison ; c’est qu’il est différent des autres.

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    Abrous OUTOUDERT Publié 14 Avril 2022 à 12:00

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