Éditorial

Le temps de guérir

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Samir LESLOUS Publié 04 Avril 2022 à 12:00

Depuis un peu plus d’un mois, la pandémie de Covid-19 enregistre un net recul. Les bilans quotidiens des autorités du pays ne sont plus de nature à inquiéter et les Algériens retrouvent enfin le goût d’une vie normale. Si cette fin annoncée du coronavirus qui a sérieusement perturbé le quotidien et transformé les habitudes, il reste le traumatisme. Son poids sera lourd à porter. Deux longues années de crise sanitaire rythmées par des deuils et des départs définitifs vécus dans une terrible absurdité. Une épreuve à laquelle aucune catégorie sociale n’a échappé. Le virus n’a épargné personne. Du président de la République au simple citoyen habitant la bourgade la plus isolée du pays.

Il faut dire qu’entre les contaminations, les confinements répétitifs, les pertes d’êtres chers et l’épuisement, les séquelles psychologiques ne sont pas négligeables. Des séquelles accentuées davantage par d’autres facteurs, à l’instar des incendies de l’été dernier, pour les uns, les vagues d’arrestation des militants, pour d’autres, et les effets pervers de la dégradation du pouvoir d’achat et d’absence de perspectives, pour d’autres encore. Une situation qui a engendré un mal-être généralisé qui, au demeurant, n’est pas sans interpeller. L’État en premier lieu, tant, d’évidence, il est le seul qui peut édicter et mettre en place les mécanismes de prise en charge. L’éprouvante pandémie étant aujourd’hui réduite à sa proportion la plus insignifiante, une occasion s’offre désormais au pays et à la société de panser ses blessures encore béantes.

C’est durant cette phase post-Covid que l’État se doit de redoubler d’efforts pour permettre à la société de retrouver l’apaisement, la paix et la sérénité auxquels aspire chaque algérien. L’État aura, sans nul doute, à gagner à prendre davantage de courageuses mesures de nature à prendre en charge les séquelles psychologiques, politiques et socioéconomiques auxquelles l’Algérien a été confronté durant ces deux dernières années. Cela d’autant que le contexte régional et international appelle, et il n’est jamais trop pour le répéter, à un raffermissement des rangs des Algériens et la constitution d’un front intérieur fort. Ce qui passe inévitablement par une nécessaire réinstauration de la confiance. Il est venu le temps de guérir. ■

  • Editorial Un air de "LIBERTÉ" s’en va

    Aujourd’hui, vous avez entre les mains le numéro 9050 de votre quotidien Liberté. C’est, malheureusement, le dernier. Après trente ans, Liberté disparaît du paysage médiatique algérien. Des milliers de foyers en seront privés, ainsi que les institutions dont les responsables avouent commencer la lecture par notre titre pour une simple raison ; c’est qu’il est différent des autres.

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    Abrous OUTOUDERT Publié 14 Avril 2022 à 12:00

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