Éditorial

Retour vers la folie !

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Djilali BENYOUB Publié 27 Février 2022 à 11:17

“Comment peuvent s’entendre deux lorsque même le troisième est tordu !” dit un proverbe bien de chez nous, qui peut bien résumer le jeu et l’enjeu actuel de la guerre en Ukraine. Cette guerre qui prend la forme de la fin d’un monde, après la guerre froide sans solde de tout compte. Et si Vladimir Poutine rêve encore de l’empire russe, trahi après son effondrement, l’Occident n’a pas changé non plus et a gardé sa posture de vainqueur. Et qui provoque avec son bras armé, l’Otan, cautionné malheureusement ces dernières décennies par l’organe international d’arbitrage, l’ONU. 

Les vainqueurs de la guerre contre le nazisme, dans leurs rivalités entretenues, se retrouvent une nouvelle fois dans une sanglante confrontation qui bouleverse le monde. Et cette recherche de l’équilibre stratégique par Poutine risque de devenir un cauchemar dont les prémices sont frappantes à Kiev. Hormis les petites voix qui appellent à la sagesse dans ce conflit, les puissances lui apportent du combustible alors que l’ONU a baissé les bras… depuis bien longtemps d’ailleurs. 

Où pourrait-on donc trouver cette troisième voix pour raisonner les deux autres en mésentente ? 
Parce que Poutine a renvoyé le monde à la case départ. Bat-il d’ailleurs le rappel d’une terminologie qui renvoie au fascisme des années 1930 et 1940, qui trouve écho en Occident qui l’accable des qualificatifs de “dictateur” et d’“envahisseur” au même titre qu’Hitler. Le monde est remis ainsi à 1944 moins une heure. Qui gagnera de l’arrogance occidentale et de la hargne de Poutine ? C’est juste une question. Lui trouver une réponse ne va pas faire avancer la paix dans le monde. 

Parce que la vérité, la douloureuse vérité est dans le siège de Kiev et le drame de ces civils qui tombent sous les balles depuis quatre jours déjà. Car au moment où les belligérants, acteurs et complices de cette guerre absurde, pensent géopolitique, le reste du monde pense humain et humanitaire. Et l’on ne peut s’empêcher dès lors de penser à tous ces morts, à cette étudiante algérienne décédée en Ukraine et à nos étudiants et concitoyens coincés là bas entre deux feux. Entre deux fous ! 

  • Editorial Un air de "LIBERTÉ" s’en va

    Aujourd’hui, vous avez entre les mains le numéro 9050 de votre quotidien Liberté. C’est, malheureusement, le dernier. Après trente ans, Liberté disparaît du paysage médiatique algérien. Des milliers de foyers en seront privés, ainsi que les institutions dont les responsables avouent commencer la lecture par notre titre pour une simple raison ; c’est qu’il est différent des autres.

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    Abrous OUTOUDERT Publié 14 Avril 2022 à 12:00

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