Éditorial

Sursaut économique

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Abrous OUTOUDERT Publié 02 Mars 2022 à 11:19

La part du secteur industriel dans le PIB stagne à moins de 6%, un pourcentage qui n’a cessé d’être grignoté par la facilité de l’importation à tout-va, y compris de manches à balai et... de cure-dents. Le conteneur est préféré à l’implantation d’une usine pour une production locale, tout en créant de l’emploi. Est-ce à dire que c’est à cause d’un démembrement continu du secteur industriel que nous sommes arrivés à cette situation ? Des pans entiers de grandes entreprises publiques ont été bradés au dinar symbolique, quelquefois, pour récupérer une assiette foncière pour un autre projet plus lucratif et moins lourd en charges sociales. Il aurait juste fallu passer à un autre mode de gestion axé sur la norme de la qualité et les ressources humaines initiées à l’économie de marché. Aujourd’hui, les fleurons de ce qui constituait le tissu principal de l’industrie ne sont plus que des cadavres dont certains ont été enterrés sous le béton de l’immobilier ou de l’indifférence.

C’est pourquoi le Président, à chaque occasion qui lui semble opportune, en appelle à un sursaut pour redonner à l’industrie sa place et une position basée sur la technologie et la ressource humaine existante pour redevenir la locomotive de la relance économique dont il fait son credo pour l’année 2022. Il n’avait de cesse réitéré sa volonté de mettre en confiance les responsables locaux de chaque parcelle du territoire et les opérateurs volontaires, tétanisés par le poids de la bureaucratie qui, par des arguments infondés et fallacieux, est coupable de participer à “un crime contre l’économie nationale”.

Aussi, a-t-il décidé qu’en plus des responsables de l’Exécutif aussi bien au niveau central que déconcentré, il est fait appel au médiateur de la République pour identifier les surfaces existantes, mais non exploitées, et de débloquer les projets gelés ou bloqués pour des broutilles administratives qu’un simple élu local aurait pu lever. L’Assemblée populaire nationale se met de la partie par sa commission économique qui se propose d’effectuer des missions d’information, afin de s’enquérir des blocages bureaucratiques dont sont otages les opérateurs locaux qui ne savaient pas auparavant à quelle porte frapper. 

 

O.A

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  • Editorial Un air de "LIBERTÉ" s’en va

    Aujourd’hui, vous avez entre les mains le numéro 9050 de votre quotidien Liberté. C’est, malheureusement, le dernier. Après trente ans, Liberté disparaît du paysage médiatique algérien. Des milliers de foyers en seront privés, ainsi que les institutions dont les responsables avouent commencer la lecture par notre titre pour une simple raison ; c’est qu’il est différent des autres.

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    Abrous OUTOUDERT Publié 14 Avril 2022 à 12:00

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