L’Algérie profonde VILLAGE OULED-AÏSSA (DRAÂ EL-MIZAN)

Des eaux usées à ciel ouvert

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Ghilès O. Publié 21 Février 2022 à 15:58

© D. R.
© D. R.

Les habitants des hameaux du village Ouled-Aïssa, à la périphérie de la ville de Draâ El-Mizan, au sud-ouest de Tizi Ouzou, sont inquiets à cause d’un réseau d’assainissement endommagé en contrebas de leurs habitations.

Selon Hocine Guenoun, président de l'association Tafat de ce village, la cause principale est un glissement de terrain survenu sur un terrain domanial, en amont du chantier de réalisation –actuellement à l’arrêt – d’une cité de 100 logements sociaux. 

“C’est un projet en souffrance depuis plus de six ans. Suite aux fortes pluies de novembre dernier, le terrain a glissé. Vous voyez que les buses rejettent des eaux usées. Avec les températures qui grimpent, les odeurs nauséabondes commencent à nous causer des désagréments”, dénonce notre interlocuteur, soulignant que tous les services concernés ont été alertés sur cette situation.

“J’ai exposé ce problème à l’APC. Même si on m’a promis de venir sur les lieux, rien n’a été fait. Les responsables de l’OPGI sont aussi au courant”, a-t-il encore confié, évoquant un danger de santé publique. M. Guenoun se dit surtout inquiet du fait que ce réseau à ciel ouvert commence à déborder sur le chemin qu’empruntent les élèves de l’école primaire et du CEM.

“Si ce problème n’est pas réglé d’ici le mois de mars, il nous sera impossible d’ouvrir nos fenêtres car en plus des mauvaises odeurs, des nuées de moustiques vont nous envahir”, a relevé pour sa part Saïd, un autre habitant.

Pour ce qui est du projet de 100 logements sociaux à l’origine de cette situation, celui-ci est à l’arrêt pour de nombreuses raisons. Le contrat a été résilié avec la première entreprise réalisatrice, qui n'a construit que deux plateformes et des panneaux antisismiques.

Puis, ce sont les habitants des hameaux environnants qui se sont opposés au passage des véhicules de gros tonnage transportant les matériaux de construction, de crainte de voir leur seul accès subir des dégradations. Il y a aussi la situation escarpé de cette assiette foncière.

“Si nous laissons les camions passer par cet unique accès de moins de trois mètres de largeur, nous avons peur que des affaissements s’y produisent et provoquent des fissures aux habitations situées de part et d'autre de ce chemin”, a indiqué M.Guenoun.

“Ainsi, nous serons condamnés définitivement alors que cette piste est l’unique voie qui relie nos maisons à la route principale traversant Ouled-Aïssa”, a-t-il conclu.
 

O. Ghilès

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