L’Algérie profonde Élevage équin à Médéa

Des structures de monte détournées

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EL BEY M. Publié 31 Mars 2022 à 09:10

Après avoir fait les beaux jours de l'élevage équin dans la région, le nombre de stations de monte est réduit à une seule unité dont l'activité ne répond pas aux conditions exigées, a-t-on appris auprès des services de l'inspection vétérinaire de Médéa. Des trois stations de monte que comptait la wilaya, seule celle de Chahbounia, à 100 km au sud du chef-lieu de wilaya, résiste encore à la menace de fermeture et où l'on recense quelques étalons et des juments parqués dans des espaces qui n'ont rien d'un haras, étant une simple construction non fonctionnelle pour l'activité de reproduction équine. La station de monte de Ksar El-Boukhari, datant de la colonisation, est fermée sans que l'on sache les véritables raisons de son abandon ou de son affectation à une autre activité autre que sa fonction première.

Quant à la troisième station de monte située à Aïn Boucif, elle a fait l'objet d'un litige après que des personnes aient manifesté leur intention de s’approprier les lieux qui sont la propriété de l’Office national de développement des élevages équins et camelins (Ondeec) de Tiaret, organisme sous tutelle du ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Le rôle principal de ce dernier étant la préservation de la race, l’encouragement et la promotion de la production mulassière, asine et la famille des équidés ou des camélidés. 

L'on rappelle que l'affaire a été portée, il y a quelques années, devant les autorités de tutelle par l'Ondeec pour pouvoir entreprendre les travaux de réfection et reprendre l'activité de la station suite à l’interdiction qui lui a été faite par les responsables locaux de la commune, une interdiction  interprétée comme un moyen de délester l'Office d'une structure faisant partie de son patrimoine. Il est même fait mention de la démolition du mur de la cour de saillie qui, de ce fait, a transformé la station en urinoir et lieu de dépôt d’ordures pour les riverains.

Chargé de réparer la toiture et d’installer le portail, l’agent de l’Office a été conduit au commissariat pour mieux accréditer l’idée selon laquelle la structure n’a plus aucune vie et ne pourra plus être fonctionnelle pour l’activité de développement de l’élevage équin. Soumise à l’arbitrage de l’administration, l’affaire continue de nourrir aussi bien l’espoir des éleveurs de la région de relancer leur activité, que les velléités des profiteurs de tout acabit. 

 


M. EL BEY

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