L’Algérie profonde HÔPITAL AHMED-MEDEGHRI À AÏN TÉMOUCHENT

Des urgences médicochirurgicales obsolètes

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M. LARADJ Publié 11 Avril 2022 à 12:00

Les UMC de l’hôpital Ahmed-Medeghri ne sont plus en mesure de continuer d’assurer leurs activités. © D. R.
Les UMC de l’hôpital Ahmed-Medeghri ne sont plus en mesure de continuer d’assurer leurs activités. © D. R.

Les élus de l’APW ont soulevé de nombreux problèmes liés au secteur de la santé dans la wilaya de Aïn Témouchent. La question des services des urgences médicochirurgicales a focalisé les débats au sein de cette assemblée.

Le service des urgences médicochirurgicales (UMC) de l’hôpital Ahmed-Medeghri de Aïn Témouchent n’est plus en mesure de continuer d’assurer ses activités, a révélé Dr Dib Ismaïl, lors des travaux de la première session de l’APW, qui se sont déroulés tout récemment, en réponse aux nombreuses questions posées par les élus.

Selon lui, il ne faudra pas cacher le soleil avec un tamis, car c’est une réalité, estimant qu’il faudra tout simplement remplacer cette structure dans le bref délai. “Mais ce n’est là qu’un maillon d’une longue chaîne, car pour réaliser un nouvel établissement destiné aux urgences médicochirurgicales avec des normes modernes reconnues, cela nécessitera du temps.

C’est pourquoi nous avons réfléchi sur la possibilité de récupérer l’actuelle structure de l’hôpital mère-enfant après l’ouverture du nouvel hôpital mère-enfant pour la transformer en service des UMC. C’était une suggestion de ma part au niveau de la direction de la santé au cours de l’étude sur des équipements médicaux de cet établissement”, a-t-il précisé.

À une autre préoccupation sur la possibilité de doter l’hôpital de Hammam Bou Hadjar d’un service des UMC, le représentant de la direction de la santé de la wilaya a indiqué que selon la carte sanitaire et les normes internationales usuelles, il faudra que les urgences médicochirurgicales soient situées en dehors de l’établissement hospitalier. “Si on avait les moyens on aurait réalisé des UMC indépendantes.

Ce sera l’idéal. Cependant, l’hôpital de Hammam Bou Hadjar ne dispose pas des UMC, il existe au moins un point d’urgence, même si cette structure est exiguë et nécessite une extension. Mais ce n’est pas une obligation pour que les UMC soient à situées à l’intérieur de l’hôpital.

Sachant que pour les cas qui nécessitent des opérations chirurgicales seront transférés vers l’hôpital de Sidi Aïd”, a-t-il souligné.

Pour ceux qui ont abordé le point relatif aux activités liées aux interventions chirurgicales des autres établissements hospitaliers qui ont été suspendus, à l’exception de ceux de Béni Saf, de Ahmed-Medeghri et de Dr-Benzerdjeb de Aïn Témouchent, Dr Dib a tenu à rappeler que ce fut la période exceptionnelle liée à la situation épidémiologique de Covid-19, où on a opté pour une stratégie au niveau de la direction de la santé et au niveau de la wilaya à l’effet de réserver certains hôpitaux pour la prise en charge des malades atteints du coronavirus et que l’EH Benzerdjeb aurait dû supporter toutes les maladies autres que celles de la Covid-19.

“C’était une stratégie conjoncturelle avant que tous les établissements hospitaliers ne reprennent leurs activités le plus normalement du monde”, a-t-il expliqué, tout en ajoutant qu’il y avait eu certains établissements qui ont fermé leurs services pendant la période de la Covid-19 et qui ont saisi cette occasion pour effectuer des travaux d’entretien et de restauration de leurs structures. C’est le cas de l’hôpital Ahmed-Medeghri de Aïn Témouchent, qui a bénéficié d’une seconde salle d’opération chirurgicale.

En ce qui concerne le nouveau service radiologie qui vient de voir le jour, considéré comme un acquis aussi bien pour la wilaya que pour l’établissement hospitalier Ahmed-Medeghri, et ce, grâce au directeur de la santé de la wilaya qui a eu cette idée laquelle a été concrétisée dans l’intérêt des malades.

Selon l’intervenant, le projet a été facilité par la disponibilité du terrain et par les moyens mis en œuvre. Sauf que pour ce dernier, cette structure est confrontée au problème du manque de radiologues. Cette situation est justifiée par le déficit qu’accuse cette spécialité en matière de formation au niveau des facultés de médecine.

“C’est pourquoi le peu de radiologues qui existent sont affectés selon les priorités de chaque wilaya en termes de besoins. Ainsi, la priorité sera accordée aux wilayas qui disposent des capacités et des moyens pour accueillir les radiologues et puisque la wilaya de Aïn Témouchent vient de bénéficier d’un service digne de ce nom au niveau de l’hôpital Ahmed-Medeghri, ce sera donc un argument valable et convaincant pour appuyer notre demande de dotation d’un radiologue adressée au ministère de la Santé”, a-t-il souligné.

M. LARADJ

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