L’Algérie profonde TIZI GHENNIF (TIZI OUZOU)

Deux espaces commerciaux à l’abandon

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Ghilès O. Publié 06 Février 2022 à 17:07

© D. R.
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Réalisés depuis plusieurs années pour accueillir les marchands de fruits et légumes qui occupent le vieux marché de la ville de Tizi Ghennif, deux espaces commerciaux, dont un marché couvert et un autre lieu composé de plusieurs stands, se sont retrouvés dans un état d’abandon total.

Selon des sources sur place, les marchands auxquels ils étaient destinés refusent de les occuper, et leur état s’est déjà nettement dégradé. “C’est un 
problème qui ne date pas d’aujourd’hui. Nous avions refusé de quitter nos échoppes de fortune, car les espaces aménagés dans ces deux nouveaux 
espaces sont trop exigus”, se justifie Mourad, un marchand de légumes rencontré sur les lieux qui ne dépassent pas, dit-il, seize mètres carrés.

“Nos clients ne peuvent être accueillis dans de telles conditions”, enchaîne-t-il. Un avis partagé par tous les autres commerçants rencontrés.

À leur réalisation, la force publique a été mobilisée pour déloger les occupants du vieux marché, en vain. Les marchands continuent encore à réclamer leur maintien dans le vieux marché et d’y apporter les aménagements adéquats, à savoir l’accès, l’éclairage public, des toilettes publiques et la délimitation des places.

Quant aux deux nouveaux espaces abandonnés, ils suggèrent qu’ils soient réhabilités et affectés aux artisans.“Nous avions refusé de partir et nous maintenons notre position. Le marché de Tizi Ghennif a une histoire.

Non seulement les marchands s’y installent quotidiennement, mais il se tient aussi tous les samedis. Nous demandons seulement sa modernisation”, estime Saïd, un autre marchand. 

Dans leur état actuel, ces deux espaces baignent dans une insalubrité ahurissante. Des tas de détritus jonchent leurs alentours, donnant ainsi lieu à la prolifération de rats et de chiens errants.

“Le marché couvert est même devenu un lieu où se regroupent les laissés-pour-compte. Les rideaux sont arrachés. Les murs sont noircis de fumée”, nous apprend Farid, un riverain. 
 

O. Ghilès

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