L’Algérie profonde APC D’EL-MILIA (JIJEL)

Dissolution de l’exécutif communal

  • Placeholder

Amor ZOUIKRI Publié 21 Mars 2022 à 18:46

L’exécutif communal de l’APC d’El-Milia (Jijel) a volé en éclats. Il a tout bonnement été dissous. © D. R.
L’exécutif communal de l’APC d’El-Milia (Jijel) a volé en éclats. Il a tout bonnement été dissous. © D. R.

La blocage que  connaît  l’Assemblée  communale  à El-Milia  risque de compromettre le lancement de nombreux projets d’amélioration urbaine que la population locale attend avec impatience.

Formés dans des conditions que la liste sortie vainqueur des élections locales du 27 novembre dernier a contestées, l’exécutif communal de l’APC d’El-Milia (Jijel) a volé en éclats. Il a tout bonnement été dissous, ce dimanche 20 mars, suite à une délibération qui a voté à l’unanimité cette décision pour sortir de l’impasse dans laquelle s’est retrouvée cette instance.

“C’est une sorte d’issue pour le P/APC pour sortir de cette impasse qui bloque depuis plus d’un mois l’instance communale”, indique un élu, membre de l’exécutif dissous. 

Le P/APC a, en effet, été mis en minorité quand 19 élus sur les 23 que compte cette instance ont exigé le départ de 2 membres de son exécutif. Les élus frondeurs ont réussi à paralyser l’activité de l’APC, bloquant notamment ses délibérations avec des conséquences sur un service public impacté par cette crise.

C’est le cas du couffin de Ramadhan, qui a été voté de justesse suite à l’entente née de l’unanimité de la dissolution de l’exécutif communal, à l’issue de la délibération de ce dimanche. De nouvelles tractations sont à lancer pour former un autre exécutif communal et relancer l’activité de cette APC.

“De nouveaux élus issus d’autres listes feront sûrement leur entrée pour former cet exécutif d’ici à mercredi prochain (demain, ndlr)”, confie le même interlocuteur. Au sein de l’opinion publique locale, on critique plutôt “la démarche égoïste d’élus qui ne luttent que pour les postes et les privilèges”.

Ce sentiment est né de cette frustration d’assister à une assemblée communale qui peine à prendre en main les problèmes de cette commune, empêtrée dans une crise de la gestion des affaires locales depuis le précédent mandat.

Cette situation s’est répercutée sur la gestion de nombreux projets qui se retrouvent bloqués par un tel contexte. “Il y a que les projets lancés au cours du précédent mandat qui sont en cours de réalisation, pour le reste, aucune opération n’a été lancée”, souligne le même élu.

La cherté des matériaux de construction a encore aggravé cette situation suite au refus de certaines entreprises d’honorer leurs engagements de réaliser les projets qu’elles ont décrochés.

“Il y a une crise : de nombreuses entreprises ont jeté l’éponge suite à la hausse des prix de ces matériaux, et cela s’est matérialisé par la résiliation des contrats qu’elles ont décrochés”, regrette cet édile.

Plusieurs projets d’amélioration urbaine dans des quartiers et agglomérations périphériques à désenclaver sont concernés par cette impasse, qui risque de remettre à plus tard leur réalisation.

Autant dire que suite aux dernières élections locales et à l’arrivée à la tête de l’APC d’un cadre technique, rodé à la gestion des projets, initié, de surcroît, au code des marchés de par son expérience dans le domaine, une sorte de désillusion semble s’installer au sein de l’opinion publique locale.

Trois mois après, on peine encore à se mettre en entente pour sortir de l’impasse de la gestion dans cette commune, empêtrée, à l’image de son chef-lieu, dans des problèmes inextricables. 

Le centre-ville d’El-Milia est encore et toujours livré à la ruine, avec des routes impraticables, des trottoirs et des espaces publics occupés par des marchands illégaux et des réseaux d’éclairage public hors d’usage.

Seule consolation dans ce tableau noirci par tant de gabegie dans la gestion des affaires locales, le lancement des projets de rénovation des réseaux d’AEP et d’assainissement, qui reste encore à étendre à certains quartiers, qui n’ont pas bénéficié de telles opérations.
 

Amor Z.

 

  • Editorial Un air de "LIBERTÉ" s’en va

    Aujourd’hui, vous avez entre les mains le numéro 9050 de votre quotidien Liberté. C’est, malheureusement, le dernier. Après trente ans, Liberté disparaît du paysage médiatique algérien. Des milliers de foyers en seront privés, ainsi que les institutions dont les responsables avouent commencer la lecture par notre titre pour une simple raison ; c’est qu’il est différent des autres.

    • Placeholder

    Abrous OUTOUDERT Publié 14 Avril 2022 à 12:00

  • Chroniques DROIT DE REGARD Trajectoire d’un chroniqueur en… Liberté

    Pour cette édition de clôture, il m’a été demandé de revenir sur ma carrière de chroniqueur dans ce quotidien.

    • Placeholder

    Mustapha HAMMOUCHE Publié 14 Avril 2022 à 12:00

Les plus lus

(*) Période 360 derniers jours

  1. CNR Revalorisation des pensions de retraite

  2. Déclaration d’Issad Rebrab

  3. Louisa Hanoune adresse une lettre ouverte à Issad Rebrab au sujet de Liberté Ne brisez pas cet espoir 

  4. Le sud pleure son porte-voix

  5. FAUTE DE COUFFIN FAMILIAL Voilà de quoi se nourrit Khalida Toumi en prison

  6. MARCHÉ OFFICIEL DES CHANGES Le dinar poursuit sa chute