L’Algérie profonde Des dizaines d’opérations ATTENDENT depuis 2013

Le développement patine à Sidi Bel-Abbès

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A. BOUSMAHA Publié 28 Février 2022 à 10:30

© D.R
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À la mauvaise gestion, dont sont accusées les anciennes Assemblées, s’ajoute le manque de personnel administratif, surtout formé pour manager les projets de développement des quartiers et cités de la commune.

Le nouveau président d’APC de la commune de Sidi Bel-Abbès a dressé un constat accablant sur le nombre de projets de développement non réalisés depuis 2013, en dépit de la disponibilité du budget nécessaire à leur concrétisation. “Sur un total de 127 opérations de développement local d’un montant de 236 milliards de dinars inscrites sur le budget communal de Sidi Bel-Abbès depuis les années 2013, 2014, 2015, 2016 et même 2021, seules 54 opérations ont été lancées et non clôturées à ce jour pour des raisons purement administratives, d’un montant de près de 52 milliards de dinars”, a révélé le P/APC du chef-lieu de wilaya, Miloud Magherbi, lors d’une rencontre avec la presse locale. “29 autres opérations, d’un montant de 86 milliards de dinars, sont en cours”, a-t-il ajouté, expliquant qu’“il s’agit d’opérations qui ont été inscrites sur signalement des citoyens de la ville”, qui ont avaient assez de la détérioration de leur cadre de vie. “Ces travaux concernent la réfection des routes, les réseaux d’alimentation en eau potable (AEP) et d’assainissement, les équipements publics pour les secteurs de l’éducation et de la jeunesse et des sports”, détaille le maire, estimant que “pour concrétiser au plus vite ces opérations il faut mettre à contribution les différents représentants de la société civile, notamment les associations et les citoyens, sur la gestion des affaires de la commune”.

Le P/APC charge les anciennes Assemblées, affirmant que “durant ces dernières années les problèmes et les préoccupations de la population de la ville ont été totalement ignorés et ont souffert de la mauvaise gestion, ainsi que de l’absence d’opérations de réfection de l’état piteux des routes, la vétusté des canalisations d’assainissement, le refoulement des eaux usées, l’absence de l’éclairage public, l’amoncellement des ordures, la dégradation des espaces verts, et surtout le jardin public qui fut un parc botanique”. 

À ce propos, Miloud Magherbi a signalé que 43 autres opérations seront lancées, notamment des opérations d’aménagement des stades de proximité de la ville. S’agissant de l’éclairage public, le P/APC a fait état du cas des cités nouvelles de type promotionnel, que ce soit étatique ou privé, au sein desquelles l’éclairage public ne fonctionne pas, sans parler de la qualité des collecteurs d’eaux usées et de pluies et des installations d’assainissement obsolètes ou peu performantes. “Les raisons qui ont occasionné ce retard, dont 77% sont d’ordre purement administratif, sont les départs anticipés à la retraite des cadres et employés de l’administration communale et ce, sans penser au préalable à la relève ni à la formation continue de son personnel surtout administratif qui manque de formation et d’accompagnement.” 

Le P/APC a fait savoir que l’administration de la commune du chef-lieu est sous-encadrée à tel point que 84 postes supérieurs et de responsabilité, notamment de directeurs, de chefs de service et de bureau, en sont dépourvus. “Pour pallier ce problème crucial d’absence de cadres administratifs, un programme de formation continue a été conçu et destiné aux employés de l’APC titulaires de diplôme universitaire pour pourvoir les postes supérieurs vacants”, a-t-il avancé.

 


A. BOUSMAHA

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