L’Algérie profonde INFRASTRUCTURES SANITAIRES À AÏN TÉMOUCHENT

Le nouvel hôpital mère et enfant pas encore opérationnel

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M. LARADJ Publié 06 Avril 2022 à 12:00

L’unité des nouveau-nés dispose de vieux équipements en majorité en panne. © D. R.
L’unité des nouveau-nés dispose de vieux équipements en majorité en panne. © D. R.

Malgré les efforts consentis par l’État, la wilaya de Aïn Témouchent souffre du lourd fardeau de prise en charge en matière de services sanitaires et qui concerne aussi bien les moyens humains que ceux des équipements.

Ce déficit en matière d’infrastructures et de moyens humains a constitué un impact négatif qui s’est répercuté sur le patient et, par ricochet, sur la crédibilité du secteur de la santé. Ce qui a induit à la perte de confiance vis-à-vis des services offerts au sein des établissements sanitaires publics et à recourir vers le secteur privé et à la médecine alternative.

Aussi, le retard mis dans l’ouverture de certains établissements sanitaires, pour lesquels l’État a consacré un budget conséquent pour leur réalisation au niveau de la wilaya de Aïn Témouchent, demeure le grand point d’interrogation qui reste posé, notamment sur les raisons de ce retard et ce, malgré leur aménagement et leur équipement en apparence. C’est du fait ce qu’a constaté la commission de la santé et de la prévention de l’APW lors de ses différentes visites effectuées sur les lieux.

Pour cette dernière, cette situation nécessite un diagnostic afin de permettre aux responsables du secteur de répondre à certaines questions et de présenter des solutions à la faveur d’une série de recommandations. Ce dossier sur la réalité du secteur de la santé a été débattu tout récemment lors de la première session en plénière de l’APW de cette année 2022.

Nous nous contentons d’aborder le point relatif à l’établissement hospitalier spécialisé mère et enfant qui compte 75 lits au niveau du service gynécologie et obstétrique, 16 lits au niveau du service des nouveau-nés et 40 lits au service pédiatrique et au projet de réalisation d’une nouvelle structure de l’hôpital mère et enfant qui accuse un très grand retard. En effet, selon les observations de la commission, celle-ci a relevé l’absence d’un laboratoire pour effectuer des analyses pour les parturientes et leurs nouveau-nés, alors que la salle d’accouchement ne répond pas aux normes usuelles, sachant qu’elle est dotée d’équipements anciens, dégradés et non réparables.

Quant à l’unité des nouveau-nés, celle-ci dispose d’anciens équipements en majorité en panne, alors que le service pédiatrique nécessite un réaménagement et que les urgences pédiatriques devront être séparées du service hospitalier, en plus d’achever les travaux des logements de fonction à même d’encourager les médecins à venir travailler au niveau de la wilaya.

Quant à la salle d’opération, celle-ci répond aux normes usuelles, à l’instar du reste des services, en attendant son équipement. Parmi la série de recommandations de la commission figurent celles de hâter l’opération d’équipement de la nouvelle structure de l’hôpital mère et enfant et d’intervenir rapidement pour trouver une solution au problème du manque en praticiens spécialistes en gynécologie et obstétrique.

En réponse à toutes ces préoccupations, Dr Dib, qui représentait le directeur de la santé, en congé de maladie, a indiqué les étapes de suivi des travaux du projet de la nouvelle structure hospitalière et les problèmes ayant constitué un véritable obstacle ayant retardé son ouverture. Selon lui, tous les marchés des équipements médicaux et ceux collectifs qui se trouvent au niveau du bureau des études ont été approuvés et visés après la levée des réserves.

“C’est un véritable marathon qu’on est en train de mener pour ouvrir cette structure au cours du deuxième trimestre 2022. Mais cela ne va pas résoudre le problème des parturientes et ce, en raison d’un déficit en gynécologues que connaît la wilaya par rapport et ce, comparativement au passé où celle-ci avait une pléthore de médecins spécialistes dans ce domaine où le problème de la garde ne se posait guère”, dira Dr Dib. Celui-ci ajoutera qu’un dossier a été présenté au ministère de tutelle pour une dotation en médecins spécialistes, lesquels ont pris une autre destination.

“Pour combler ce déficit, nous avons pris attache avec des gynécologues qui exercent dans le privé, sans résultat. Ces derniers n’ont même pas daigné assister à une séance de travail”, s’est-t-il désolé, sans perdre espoir de les convaincre.

En ce qui concerne l’ancienne et l’actuelle structure de l’hôpital mère et enfant, Dr Dib a révélé l’existence d’un budget pour l’acquisition d’un nouveau matériel à la faveur d’un marché global pour l’équipement de tous les hôpitaux.

M. LARADJ

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