L’Algérie profonde CONSÉQUENCE DE LA COVID-19

Les centres de transfusion sanguine désertés

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M. OUYOUGOUTE Publié 04 Février 2022 à 18:42

© D. R.
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Le personnel du centre de transfusion sanguine (CTS) de Béjaïa ne sait plus où donner de la tête. Il est en quête des donneurs de sang réguliers, devenus rares avec l’apparition du coronavirus.

Aussi, Mme Ramdani Dina, chef de service dans ce centre, qui a déménagé de Lakhmis vers Sidi-Ali Labher, n’a d’autres choix que de lancer un appel à la population en vue d’accomplir cette opération, jugée salvatrice. Hormis les membres des familles, qui viennent donner de leur sang à leur proche, il n’y a quasiment plus de donneurs. 

Conséquences, indique Mme Ramdani, la banque du sang du CTS connaît son plus bas niveau faute de donneurs de sang. “Depuis la survenue de l’épidémie de Covid-19, on a constaté qu’il y a une réticence manifeste des donneurs de sang réguliers”, a-t-elle ajouté. “Avant, les donneurs réguliers représentaient plus de 60% des donneurs ; les donneurs de compensation, c’est-à-dire les familles, un peu moins de 40%. 

Aujourd’hui, nous recevons autant de donneurs réguliers par jour que de contreparties.” Les donneurs de ce liquide rouge, qui irrigue tous les tissus de l'organisme, craignent désormais, regrette la cheffe de service, la transmission de la Covid-19 alors qu’il “n’y a aucun risque de contamination du fait que le matériel de prélèvement est stérilisé et à usage unique”.

Elle a affirmé que par le passé, le CTS de Béjaïa arrivait jusqu’à 80 poches de sang par jour, on arrive difficilement à 26 aujourd’hui, regrette-t-elle. 

C’est pour cette raison qu’elle a lancé cet appel à la population. Surtout, insiste-t-elle en substance, les services hémato et pédiatrie ont besoin de transfusions. “Comment on va faire avec les accidentés de la route ?”, s’est interrogée avec dépit Mme Ramdani.

Elle a indiqué, pour rassurer les anciens donneurs et les donneurs potentiels, que “le personnel porte les masques et l’agent de prélèvement respecte la distance sociale”. Bien qu’elle ait reconnu que le personnel évolue dans de grands locaux, après le déménagement du CTS vers Sidi-Ali Labher, le fait qu’il soit excentré a sans doute refroidi les donneurs réguliers.

“Il faut au donneur régulier une demi-journée pour y aller. Je pense que c’est pour cette raison aussi qu’il y a moins de donneurs. Celui qui a eu l’idée de transférer le CTS vers Sidi-Ali Labher porte une grande responsabilité. Ils auraient pu maintenir le camion de collecte à Lakhmis”, a déclaré avec insistance un ancien cadre du CTS de Béjaïa.
 

M. OUYOUGOUTE

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