L’Algérie profonde IL S’EST LANCÉ DANS UN PROJET AQUACOLE À OUED Z’HOR (JIJEL)

Un investisseur sommé de lever son matériel du port

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Amor ZOUIKRI Publié 03 Avril 2022 à 12:00

© D. R.
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Alors que le dossier de l’investissement est grand ouvert sur la table même du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour la réactivation de tous les dossiers en suspens, des investisseurs continuent de clamer à qui veut les entendre qu’ils sont victimes de blocage.

C’est le cas de Sofiane Ramdane, porteur d’un projet d’une ferme aquacole à Oued Zhor, à l’extrême nord-est de la wilaya de Jijel, qui risque de voir son matériel – acquis auprès d’un partenaire italien – jeté hors du port de dette localité côtière.

Cette affaire, qui fait grand bruit à Jijel, dont les autorités se sont saisies du dossier, remonte à quelques jours quand cet investisseur a été sommé de lever ce matériel, déposé depuis presque deux ans dans l’enceinte portuaire de cet abri de pêche. “Ce matériel a été déposé dans ce port parce que c’est le point le plus proche de mon lieu d’investissement.

Je suis en Algérie, dans mon pays, et j’aurais pu investir ailleurs, j’ai recruté des jeunes de la région et j’ai payé tous les droits et l’autorisation d’accès à ce port, mais voilà que je risque de me retrouver bloqué dans mon projet”, déclare-t-il.

Lors de la dernière session de l’APW de Jijel, le wali, Abdelkader Kelkel, a soulevé cette affaire, regrettant une telle tournure pour ce projet d’investissement dans la filière aquacole. Il a dans, son intervention, rappelé que le matériel dudit investisseur est placé dans un port, implanté dans un territoire relevant de la wilaya de Jijel. Le hic dans cette histoire est que cet abri de pêche est géré à partir de la wilaya de Skikda. Et c’est là que réside en partie ce problème.

L’on se rappelle que lors d’une tournée électorale dans la région, Ahmed Ouyahia, alors Premier ministre, a promis que la gestion de ce port, objet d’une controverse de par son implantation à la lisière des limites administratives entre Jijel et Skikda, reviendrait à cette dernière. Depuis, la polémique ne cesse d’enfler sur l’appartenance de ce port, même si sa réalisation dans cette région enclavée obéit à des considérations de développement et de relance de l’activité de pêche de part et d’autre de ces deux wilayas limitrophes.

L’investisseur en question affirme qu’il a reçu l’ordre d’enlever son matériel suite à une visite du wali de Skikda dans ce port, il y a quelques jours. “Ce sont des cages flottantes, elles risquent de se casser, je n’ai nulle part où les mettre, car il est impossible de les déplacer hors du bassin, hors de l’eau”, martèle-t-il. “On m’a demandé de les déplacer à la plage, pour les mettre sur le sable, ce qui est impossible”, poursuit-il.

Il convient de noter que la plage en question, appartenant à la commune d’El-Milia, relève de la wilaya de Jijel.

Contacté, Hocine Bousbia, directeur de la pêche de la wilaya de Skikda, a indiqué que “cet investisseur a été averti par mise en demeure pour qu’il lève son matériel pour des raisons de sécurité”. Selon lui, la décision du wali de Skikda est motivée par le fait que ce port est fermé et qu’il n’est pas encore en activité.

“Cet investisseur est là depuis deux ans, alors qu’il est entré pour un délai de trois mois”, soutient-il encore. Sofiane Ramdane rétorque que le lancement de son projet a été retardé par la crise sanitaire du coronavirus et qu’il attend toujours son partenaire italien pour l’installation des cages flottantes en mer. I

l précise que le matériel acquis lui a coûté, en autofinancement, de 7 milliards de centimes pour la réalisation d’une ferme de production de la dorade pour une capacité annuelle de six tonnes.

Amor Z.

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