L’International DROITS HUMAINS

Amnesty accuse Téhéran de priver de soins ses prisonniers

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AFP Publié 13 Avril 2022 à 12:00

© D. R.
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Amnesty International a accusé hier l’Iran de délibérément priver de soins vitaux des détenus malades, affirmant avoir recensé 96 cas de décès depuis 2010 en raison du manque de traitements médicaux.

Le rapport d’Amnesty International fait suite à plusieurs cas cette année de prisonniers morts en détention. Parmi eux figurent notamment le poète et réalisateur iranien Baktash Abtin, mort à 47 ans en janvier, après avoir contracté la Covid-19, ainsi que Shokrollah Jebeli, un Australo-Iranien de 82 ans, décédé en mars en raison d’une succession de complications médicales.

Le premier avait été condamné pour des infractions liées à la sécurité nationale, et le second était, quant à lui, emprisonné pour un litige financier. L’ONG compare ce refus délibéré de soins à une “exécution extrajudiciaire”. Le fait que l’Iran n’oblige pas les responsables de ces manquements à rendre des comptes est, selon Amnesty, un autre exemple de l’impunité systématique qui règne dans le pays.

“Le mépris glaçant des autorités iraniennes pour la vie humaine a dans les faits transformé les prisons d’Iran en antichambre de la mort pour les détenus malades, où des pathologies pouvant être soignées deviennent fatales, ce qui est tragique”, a déclaré Diana Eltahawy, directrice régionale adjointe pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International.

“Les morts en détention résultant d’un refus délibéré de prodiguer des soins de santé constituent une privation arbitraire de la vie, qui est une violation grave des droits humains en vertu du droit international”, a-t-elle ajouté. Parmi les 96 détenus décédés, 92 sont des hommes et 4 des femmes, issus de 30 prisons à travers l’Iran, le tout depuis janvier 2010.

Ces cas “illustrent le problème plus qu’ils ne donnent une idée de son ampleur” et le véritable nombre de morts est bien plus élevé, selon Amnesty.

L’administration pénitentiaire refuse souvent aux prisonniers l’accès à des soins de santé adéquats, notamment des tests de dépistage, des examens médicaux réguliers et des soins postopératoires, accuse l’ONG. Soixante quatre des 96 détenus listés par Amnesty sont morts en prison au lieu d’être hospitalisés, et une grande partie d’entre eux était jeune ou d’âge moyen.

La plupart des décès ont eu lieu dans des prisons du nord-ouest de l’Iran. Elles sont connues pour accueillir de nombreux détenus appartenant aux minorités kurdes et azerbaïdjanaises. D’autres morts se sont produites dans le sud-est de l’Iran, où les prisonniers appartiennent principalement à la minorité baloutche.

AFP

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