L’International LE BRAS DE FER ENTRE LE PRÉSIDENT ET L’OPPOSITION SE POURSUIT EN TUNISIE

Plus d'un millier de manifestants protestent contre le président Saïed

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R. I. /Agences Publié 11 Avril 2022 à 12:00

© D. R.
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Le bras de fer entre le président Kaïs Saïed et l’opposition, particulièrement le parti Ennahdha, se poursuit avec de régulières démonstrations de force. Aux menaces de ceux qui entravent le processus que le Président profère, l’opposition réplique par la mobilisation et des actions de rue.

Plus d'un millier de manifestants, dont une majorité de partisans du parti d'inspiration islamiste Ennahdha, se sont rassemblés ce dimanche au centre de Tunis pour protester de nouveau contre la politique du président Kaïs Saïed, qui a récemment dissous le Parlement.

Le président Saïed a opposé son niet à toute possibilité du retour du Parlement qu’il a dissous, allant d’ailleurs jusqu’à conditionner la participation au dialogue qu’aux partis (parties) qui s’inscrivent dans sa démarche et son optique politique : le retour à un régime présidentiel.

“Dégage”, “Le peuple veut destituer le président”, “À bas le coup d'État”, “Constitution, travail et dignité”, ont notamment scandé les protestataires, rassemblés à l'appel du parti Ennahdha et du mouvement Citoyens contre le coup d'État, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les manifestants, dont plusieurs figures de gauche, ont dénoncé la dissolution du Parlement décidée le 30 mars par Kaïs Saïed, estimant qu'“il n'y a pas de démocratie sans un pouvoir législatif”.

Le ministère de l'Intérieur avait déployé un dispositif policier massif, à grand renfort de barrières métalliques et d'unités anti-émeute pour contrôler cette manifestation. Les opposants à Kaïs Saïed, qui ont organisé plusieurs manifestations ces derniers mois pour dénoncer sa politique, qualifient de “coup d'État” son accaparement de tous les pouvoirs depuis le 25 juillet.

Après des mois de blocage politique, M. Saïed, élu fin 2019, s'est arrogé à cette date les pleins pouvoirs, en limogeant le Premier ministre et en suspendant le Parlement dominé par le parti d'inspiration islamiste Ennahdha, sa bête noire.

Malgré la désignation d'un gouvernement à l'automne dernier, le Président dirige le pays à travers des décrets-lois et a prolongé pendant des mois la suspension du Parlement, qu'il a fini par dissoudre le 30 mars.

En février, il a aussi aboli le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), qu'il a remplacé par une instance provisoire dont il a choisi les membres, une mesure qualifiée de “nouvelle dérive autoritaire” par ses détracteurs et qui a suscité des inquiétudes pour l'indépendance de la justice.

La manifestation de dimanche est intervenue dans un climat de tensions politiques accrues, après l'ouverture d'une enquête judiciaire contre des députés ayant bravé la suspension du Parlement juste avant sa dissolution, en organisant une séance plénière en ligne.

Outre l'impasse politique, la Tunisie se débat dans une profonde crise socioéconomique et est en pourparlers avec le Fonds monétaire international pour obtenir un nouveau prêt.

Par ailleurs, sur le front sécuritaire, les services de sécurité tunisiens continuent leur traque des groupes terroristes. Ils ont ainsi, selon le ministère de l’Intérieur, intercepté un élément terroriste, de nationalité étrangère, actif dans la branche médiatique de l’organisation terroriste autoproclamée État islamique (Daech), a indiqué samedi le ministère tunisien de l'Intérieur.

Selon la même source, des unités de la Direction antiterroriste et de l'unité spécialisée de la Garde nationale ont appréhendé cet individu dans le cadre d'une opération conjointe, supervisée par le parquet auprès du pôle judiciaire antiterroriste.

R. I./ Agences

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