Magazine LOIN DE LA GUERRE QUI RAVAGE LEUR PAYS

En Pologne, des dinosaures consolent des enfants ukrainiens

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AFP Publié 02 Avril 2022 à 12:00

© D. R.
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Dans un foyer d'accueil pour réfugiés à Varsovie, des enfants ukrainiens se pressent, crient et sautent de joie, autour de trois dinosaures gonflables bien chaleureux.

"Je ne mords pas", assure en ukrainien le T-rex orange, tout en distribuant des "tope là" et des barres chocolatées aux petits et aux grands, bien à l'abri ici de la guerre qui ravage leur pays.
Leurs mères prennent des photos ou juste sourient en regardant les garçons et les filles se précipiter sur les grands dinosaures pour leur tirer la queue et leur serrer la patte à deux doigts. "Ils sont très heureux. C'est un bon moment pour eux", dit à l'AFP une des réfugiées ukrainiennes, Lili Kyryliouk.
"Les enfants ukrainiens vivent maintenant des moments de détresse. Ces dinosaures peuvent les aider", estime cette mère de deux enfants, originaire de la ville de Vinnytsa, en Ukraine centrale. La quadragénaire, partie de chez elle avec ses enfants après la destruction de l'aéroport local par des missiles russes, fait partie de plus d'un million de personnes qui ont trouvé refuge en Pologne depuis que la Russie a envahi l'Ukraine.

Armée de dinosaures
Cherchant des formules originales pour aider les nouveaux arrivants, Tomasz Grzywinski, producteur d'émissions télévisées à Varsovie, a lancé sa campagne jurassique "Faites roahrrr, pas la guerre". "J'ai moi-même des enfants, donc je peux imaginer à quel point cela doit être dur pour eux de devoir abandonner leur maison à cause des bombes qui volent partout", explique à l'AFP cet homme de 41 ans. "Je me suis dit que ce serait bien de leur offrir au moins un moment de répit... Une sorte de voyage à Disneyland ou à Jurassic Park", ajoute ce père de trois enfants. Il a opté pour un costume de dinosaure en raison de l'effet "waou" qu'il provoque, et l'a d'abord essayé à la gare centrale de Varsovie qui connaît un flux constant de réfugiés depuis le début du conflit. "J'avais peur que ça ne se passe pas bien... parce que ces gens fuient la guerre, alors que moi je veux faire le clown", raconte-t-il. "Mais au bout de trois minutes, la réaction des enfants m'a fait comprendre que tout allait bien. Les parents aussi venaient me remercier et m'ont souri.
" L'expérience s'est révélée émouvante. "Une petite fille de deux ans et demi s'est approchée de moi, m'a chopé par la jambe et voulait juste rester là à serrer le dinosaure dans ses bras. Elle ne voulait même pas de bonbons, rien du tout", dit-il. À sa grande surprise, l'idée a fait son chemin dans les médias sociaux, des inconnus s'étant manifestés pour acheter des friandises et des livres à colorier ou ayant enfilé leurs propres costumes pour offrir de la joie. "J'ai reçu de nombreux retours de psychologues spécialisés dans le traitement des traumatismes, qui m'ont dit que cette initiative s'apparentait à une mini-thérapie", indique M. Grzywinski. Depuis, il a recruté des amis pour former "une armée de dinosaures" et envisage d'investir aussi des lieux moins accessibles, comme des orphelinats.
"Tout le monde devrait aider d'une manière ou d'une autre", déclare son ami Marcin Truskawa, après avoir retiré son costume de T-rex vert dans le même centre pour réfugiés. "Ce sont des gens comme nous, des enfants comme les nôtres", insiste cet employé de banque de 42 ans. "C'est génial qu'on puisse égayer la journée de quelqu'un avec si peu de choses", ajoute-t-il, tout sourire, heureux
de cette expérience.

AFP

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