L’Actualité AKBOU (BÉJAÏA)

Des malades témoignent de leur détresse

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SYPHAX M. Publié 21 Mars 2022 à 22:28

© D. R.
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Des victimes de la Covid-19, installée dans la chronicité et laissant suggérer la nécessité d’un traitement au long cours, sont désemparées. Dans la région d’Akbou et la haute vallée de la Soummam, ce sont des dizaines de malades qui font part de leur infortune et de leur détresse.

Une détresse nourrie, soulignent-ils, par l’incertitude qui pèse sur leur état de santé et la crainte de la voir se dégrader à plus ou moins longue échéance.

“Cela fait plus de trois mois que je suis déclaré guéri de la Covid-19, mais je garde encore une toux résiduelle et un essoufflement à l’effort, alors que juste avant mon infection par le virus, je n’avais aucun antécédent médical”, témoigne Malek, la soixantaine.

“Mes examens chez un spécialiste en pneumologie n’ont rien révélé de particulier. Sans être formel, le médecin a établi une possible relation de cause à effet entre le traitement anti-Covid-19, à base d’antibiotiques et d’anticoagulants, et la persistance des symptômes”, poursuit-il.

Un autre malade, la trentaine, qui traîne des séquelles de l’infection après “plusieurs mois de convalescence”, se dit au bord du désespoir : “Le syndrome post-Covid-19 me fait craindre le pire. Les traitements prescrits par les praticiens consultés n’ont soulagé ni ma fatigue ni mes douleurs neuromusculaires, qui se font de plus en plus invalidantes.”

D’après un médecin de santé publique exerçant dans une structure sanitaire à la périphérie d’Akbou, près de 10% des malades de la Covid-19 sont susceptibles de développer une forme chronique de la maladie.

“Ce risque est plus important chez les sujets vulnérables, comme les diabétiques, les hypertendus et les asthmatiques. Un traitement symptomatique est recommandé, après évaluation des signes cliniques”, déclare-t-il, tout en rappelant l’absence d’un consensus dans la communauté médicale sur une prise en charge standard du “Covid long”.

Néanmoins, souligne-t-il, une approche interdisciplinaire de la prise en charge est indispensable, en raison d’une symptomatologie hétérogène et de la multiplicité des retentissements observés.

“Les formes légères, comme la perte du goût ou de l’odorat, n’inspirent aucune inquiétude. En revanche, des complications cardiaques, pulmonaires ou psychiatriques ne sont pas à exclure. Elles requièrent un suivi rigoureux, en fonction de l’évolution, biologique, radiologique et clinique du patient”, explique le praticien.
 

SYPHAX M.

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