L’Actualité LA CONFÉDÉRATION ALGÉRIENNE DU PATRONAT CITOYEN LANCE LE DÉBAT

L’enjeu de la souveraineté alimentaire

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Meziane RABHI Publié 22 Mars 2022 à 22:24

Sami Agli, président de la CAPC. © D. R.
Sami Agli, président de la CAPC. © D. R.

“ Dans   le   contexte   actuel   de   mondialisation   des   chaînes   de production et d’approvisionnement et d’hégémonie des marchés des produits agricoles, la sécurité  alimentaire  est  une  condition et une composante  centrale  de  la  souveraineté  politique”,  estime l’organisation patronale. 

La Confédération algérienne du patronat citoyen (Capc) ouvre le débat sur la question fondamentale de la souveraineté alimentaire. La Capc compte présenter, samedi prochain à Alger, une étude sur la sécurité alimentaire intitulée “De la sécurité à la souveraineté alimentaire”.

Dans le contexte actuel de mondialisation des chaînes de production et d’approvisionnement et d’hégémonie des marchés des produits agricoles, “la sécurité alimentaire est une condition et une composante centrale de la souveraineté politique”, estime la Capc.

“La crise sanitaire, mais aussi les autres crises nous imposent, aujourd’hui, la nécessité d’engager la réflexion sur les bases productives du secteur agricole pour réduire le déficit des productions stratégiques (céréales, lait, sucre et huiles alimentaires) et renforcer, ainsi, l’autonomie du secteur agricole et agro-alimentaire par rapport aux marchés extérieurs”, souligne l’organisation patronale. 

L’étude dresse un état des lieux de la sécurité alimentaire en évoquant, notamment, le bilan de la situation alimentaire et de la nutrition par les institutions internationales et le régime alimentaire et le modèle de consommation des ménages.

L’étude s’interroge, également, sur le potentiel naturel dont dispose l’Algérie. Elle traite, aussi, des politiques agricoles mises en œuvre ainsi que des performances agricoles.

L’étude pointe la dépendance alimentaire des marchés mondiaux relevant une balance commerciale agricole déficitaire et des importations alimentaires en hausse. 

Dans son livre blanc, intitulé Pour une nouvelle politique de l’entreprise et de l’investissement, rendu public récemment, la Capc estime que la sécurité alimentaire doit être perçue comme le principal défi à relever.

La politique de développement du secteur agricole et rural se doit d’être conçue à travers une démarche structurante et intégrée, basée sur une construction cohérente, avec les autres politiques sectorielles.

Cette approche, selon l’organisation patronale, permettra le développement de l’agriculture en tant que vecteur de la diversification et de la croissance économique. 

L’organisation patronale fait remarquer que l’agriculture, notamment en ce qui concerne les fruits et légumes, a été fortement résiliente pendant la pandémie avec une relative stabilité des prix.

Néanmoins, relève-t-elle, le marché national demeure tributaire, en partie, des importations de blé et du lait, mais aussi de semences, d’engrais et autres intrants agricoles. 

La Capc estime, par ailleurs, que le statut des terres agricoles, la taille des exploitations et l’accompagnement financier méritent d’être revus. La petite taille des exploitations agricoles, au niveau des zones fertiles, inhibe les possibilités de modernisation et s’oppose aux cultures intensives et à la mécanisation. 

Des difficultés, signale la Capc, sont rencontrées pour garantir l’entrée dans le capital des exploitations de statut juridique public. Cette situation est accentuée par le fait que les crédits proposés (Tahadi et Rfig) sont des crédits à court et moyen termes.

Pour remédier à cette situation, “il y a lieu de procéder au renforcement de la sécurité alimentaire du pays par la promotion d’une agriculture moderne et performante, créatrice de richesse et d’emploi, susceptible de contribuer à la diversification de l’économie nationale et à la réduction du déficit de la balance commerciale”, suggère l’organisation patronale.  
 

Meziane RABHI

 

 

 

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