L’Actualité Il a tenu la conférence nationale des élus hier à BÉjaïa

Le FFS appelle à la dépénalisation de l’acte de gestion

  • Placeholder

Kamal OUHNIA Publié 26 Mars 2022 à 10:51

La conférence nationale des élus du Front des forces socialistes (FFS), organisée ce week-end au centre de vacances et de loisirs “Anissa Tours” de Souk El-Tenine, à l’est de Béjaïa, a vu la présence de près de 700 participants, venus de plusieurs régions du pays, a estimé Bachir Barkat, premier secrétaire fédéral et président de l’APW de Béjaïa.  Placée sous le thème “Les assemblées locales fortes, un appui pour l’État national et la souveraineté populaire”, cette rencontre est dédiée à l’ancien maire FFS de Tichy, Hamid Aïssani, qui est derrière les barreaux depuis sa condamnation, le 8 décembre 2021, par la cour d’appel de Béjaïa, à 7 ans de prison ferme pour “falsification de documents” et “faux et usage de faux”. 

“Nous réitérons l’exigence de la libération de notre camarade Hamid Aïssani, injustement incarcéré pour avoir défendu dignement le foncier de sa commune”, ont lancé, tour à tour, les deux nouveaux sénateurs du FFS, Mehenni Haddadou et Youcef Aouchiche, lors de leurs allocutions d’ouverture des travaux de cette conférence. Dans son intervention, le premier secrétaire national du FFS, Youcef Aouchiche, a tenu à souligner que cette rencontre a un double objectif : l’un politique et l’autre d’ordre organique. “Ce regroupement national des élus s’inscrit dans le processus organique initié par le parti en prévision de l’organisation du 6e congrès national ordinaire du FFS, lequel se veut rassembleur et unitaire”, a-t-il soutenu. 

Abondant dans le même sens, Hakim Belahcel, membre de l’instance présidentielle du FFS, a réitéré l’enjeu de la participation du FFS aux dernières élections locales, en expliquant que le choix avait “un caractère à la fois stratégique et politique”, dès lors qu’elle a contribué à “préserver l’unité nationale face à ceux qui voulaient diviser le pays et a permis en même temps de renforcer notre présence dans les institutions pour mieux faire valoir notre projet politique d’instaurer par le dialogue, un véritable changement démocratique dans le pays”. 

Pour Belahcel, cette rencontre nationale des élus, indépendamment de son caractère statutaire, doit être mise à profit pour “remobiliser nos énergies et nos rangs, et les mettre en ordre de bataille pour mieux appréhender les multiples défis qui se profilent déjà à l’horizon”. Et d’ajouter : “Nous devons réfléchir aux voies et moyens d’améliorer la gestion des collectivités locales et esquisser notamment les grands axes d’une réforme des codes de la commune et de la wilaya pour donner une grande autonomie économique et financière aux APC et aux APW.” Évoquant les pressions que subit l’élu local et les menaces de sanctions dictées par des lois “liberticides”, le dirigeant du parti a “toujours dénoncé la judiciarisation de l’engagement politique et la pénalisation de l’acte de gestion”. 

Par ailleurs, le même responsable du FFS réitère l’appel de son parti pour l’organisation d’une conférence nationale économique et sociale, ouverte à tous les acteurs politiques et sociaux, afin de “convenir des mesures à court et moyen termes susceptibles de préserver notre population des dangers qui s’annoncent et de la mobiliser pour faire face à la montée des périls dont l’insécurité, la paupérisation et la famine, que connaissent déjà certains pays”. Notons, enfin, qu’hier après-midi, des conférences autour du thème “Pouvoir local, décentralisation et bonne gouvernance” ont été animées par le Dr Mourad Goumiri, économiste, Djamel Balloul, enseignant chercheur à l’université de Béjaïa, et le Dr Mohamed Achir, maître de conférences à l’université de Tizi Ouzou. 

Un deuxième panel sous le thème “Plaidoirie pour un nouveau code des collectivités locales qui donne plus de prérogatives et de moyens aux élus” a également été animé par le Dr Azeddine Aïssaoui et le Dr Amar Barkani, tous deux maîtres de conférences à l’université de Béjaïa. 

 


KAMAL OUHNIA

  • Editorial Un air de "LIBERTÉ" s’en va

    Aujourd’hui, vous avez entre les mains le numéro 9050 de votre quotidien Liberté. C’est, malheureusement, le dernier. Après trente ans, Liberté disparaît du paysage médiatique algérien. Des milliers de foyers en seront privés, ainsi que les institutions dont les responsables avouent commencer la lecture par notre titre pour une simple raison ; c’est qu’il est différent des autres.

    • Placeholder

    Abrous OUTOUDERT Publié 14 Avril 2022 à 12:00

  • Chroniques DROIT DE REGARD Trajectoire d’un chroniqueur en… Liberté

    Pour cette édition de clôture, il m’a été demandé de revenir sur ma carrière de chroniqueur dans ce quotidien.

    • Placeholder

    Mustapha HAMMOUCHE Publié 14 Avril 2022 à 12:00

Les plus lus

(*) Période 360 derniers jours

  1. CNR Revalorisation des pensions de retraite

  2. Déclaration d’Issad Rebrab

  3. Louisa Hanoune adresse une lettre ouverte à Issad Rebrab au sujet de Liberté Ne brisez pas cet espoir 

  4. Le sud pleure son porte-voix

  5. FAUTE DE COUFFIN FAMILIAL Voilà de quoi se nourrit Khalida Toumi en prison

  6. MARCHÉ OFFICIEL DES CHANGES Le dinar poursuit sa chute