Économie La moyenne mensuelle des cours du brut algérien est de 100 dollars en février

Une éclaircie pour les finances publiques

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Youcef SALAMI Publié 17 Mars 2022 à 10:45

Les prix du Sahara Blend, le brut de référence algérien, se situent dans une zone de confort ; ils ont bondi de 12,50 dollars en février dernier. © D.R
Les prix du Sahara Blend, le brut de référence algérien, se situent dans une zone de confort ; ils ont bondi de 12,50 dollars en février dernier. © D.R

Maintenant que les cours du pétrole flambent, le gouvernement dispose d’une bonne marge de manœuvre pour remettre à flot le FRR. Le surplus de revenus provenant du pétrole le lui permettrait. 

Soutenus par plusieurs facteurs, dont le conflit entre l’Ukraine et la Russie, ainsi que la reprise de la demande pétrolière, les prix du Sahara Blend, le brut de référence algérien, se situent dans une zone de confort ; ils ont bondi de 12,50 dollars en février dernier, peut-on lire dans le rapport mensuel de l’Opep rendu public, mardi 15 mars. La moyenne mensuelle des cours du brut algérien est passée ainsi de 88,21 dollars le baril en janvier dernier à 100,71 dollars en février, soit une hausse de 14,2%, est-il ajouté dans le document. Évidemment, la très bonne tenue des marchés pétroliers renforce la situation financière de l’Algérie. Elle offre une marge de manœuvre assez large pour les dépenses futures. 

De même, elle permet au pays de reconstituer ses réserves de change. Cela sous réserve que la tendance à la hausse des cours de l’or noir dure dans le temps. Pour beaucoup d’observateurs, la reprise des cours du pétrole doit être considérée comme un don du ciel dans un pays qui ne compte que sur ses revenus d’hydrocarbures. L’horizon économique devrait s’éclaircir à mesure que l’État renflouerait ses caisses, dont le Fonds de régulation des recettes (FRR). Prudent, l’Exécutif a élaboré la loi de finances 2022 (LF-2022) sur la base d’un prix de référence du baril de brut de 45 dollars et d’un prix du marché du baril à 50 dollars. Maintenant que les cours du pétrole flambent, le gouvernement dispose d’une bonne marge de manœuvre pour remettre à flot le FRR. 

Le surplus de revenus provenant du pétrole le lui permettrait. Avec des revenus confortables, le pays pourrait résorber graduellement son déficit budgétaire, en puisant dans ce fonds. On s’en souvient, le pays se serrait la ceinture, fixant à 40 dollars le prix référentiel du baril de pétrole dans la loi de finances 2021. Dans la loi de finances de 2020, ce prix était, pour rappel, de 50 dollars, avant d’être revu à la baisse pour atteindre les 30 dollars dans la loi de finances complémentaire (LFC) pour la même année. Sur les sept dernières années, l’économie nationale a connu une récession et une contraction de la croissance. La chute des cours de l’or noir, depuis 2014, et l’absence de mise en œuvre des réformes requises ont réduit la croissance et l’emploi, et mis les finances publiques sous pression. 

Le recul de la fiscalité pétrolière a généré les déficits budgétaires répétés, entraînant la consommation de la totalité de l’épargne du Trésor qui était logée dans le Fonds de régulation des recettes épuisé en février 2017. Le Trésor public a eu recours à d’autres ressources complémentaires : un emprunt national, versements exceptionnels de dividendes par la Banque d’Algérie, et un emprunt extérieur auprès de la Banque africaine de développement, pour l’équivalent d’une centaine de milliards de dinars. Dans la situation actuelle, l’année 2022 sera clôturée avec moins de difficultés que prévu, alors que l’année 2023 devrait s’annoncer moins complexe. 

 


Youcef Salami

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