Éditorial

Déséquilibres

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Karim KEBIR Publié 28 Février 2022 à 11:26

Les mesures sont inédites et ne manqueront pas d’avoir des répercussions autant sur l’économie russe que sur celle du reste du monde : Après quelques hésitations, les pays occidentaux ont concédé à prendre un train de mesures contre la Russie qui, trois jours après l’offensive, ne semble pas disposée à renoncer à son objectif, celui de changer le régime à Kiev. Outre la fermeture de l’espace aérien aux avions russes, les Occidentaux ont actionné une arme qui risque de perturber sérieusement à terme l’économie russe : l’exclusion de nombreuses banques russes de la plateforme interbancaire Swift et restreindre ainsi l’accès de la banque de Russie aux marchés des capitaux. 

Cette décision, devenue inéluctable aux yeux des Occidentaux au regard de l’inflexibilité de Moscou et de l’évolution de la situation sur le terrain, va priver la Russie d’une partie non négligeable de sa ressource avec ce que cela pourrait induire comme conséquences au plan interne. Mais si nul ne peut prévoir comment cette guerre impopulaire va évoluer, il va sans dire que ces sanctions économiques auront aussi des conséquences, non seulement en Russie, mais aussi en Europe et dans tout le reste du monde. 

Elles se traduiront par un coût économique qui risque d’être préjudiciable à la stabilité même de certains pays. Ce n’est d’ailleurs pas sans raison que les pays arabes qui importent l’essentiel de leur blé des deux pays belligérants ont décidé de se réunir en urgence ce lundi. L’éventualité d’une guerre longue aura des conséquences sur les prix de ce produit et, par conséquent, sur le pain, produit de base et de subsistance dans la plupart de ces pays. Mais au-delà, cette guerre, après la pandémie de Covid, a fini par révéler au grand jour la fragilité du droit international et des déséquilibres qui affectent un monde de plus en plus injuste, où les intérêts priment sur le droit.

Considéré par les Occidentaux comme un impétueux va-t-en guerre, Vladimir Poutine, en défiant l’Otan, semble avoir suscité paradoxalement, mais à tort, de la sympathie chez certaines populations qui se sentent victimes, justement, du parti pris occidental, cet Occident sourd à leurs souffrances. Autant il faut condamner l’invasion de l’Ukraine, autant il faut condamner la guerre au Yémen, les violences infligées aux Palestiniens  et toutes les injustices dont souffrent nombre de minorités dans le monde. Bref, partout où le droit est violé. C’est dire tout le chemin qu’il reste à parcourir pour la communauté internationale afin d’asseoir un droit imposable à tous, sans parti pris, ni à géométrie variable.  

  • Editorial Un air de "LIBERTÉ" s’en va

    Aujourd’hui, vous avez entre les mains le numéro 9050 de votre quotidien Liberté. C’est, malheureusement, le dernier. Après trente ans, Liberté disparaît du paysage médiatique algérien. Des milliers de foyers en seront privés, ainsi que les institutions dont les responsables avouent commencer la lecture par notre titre pour une simple raison ; c’est qu’il est différent des autres.

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    Abrous OUTOUDERT Publié 14 Avril 2022 à 12:00

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