Éditorial

Thérapie de choc

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Karim KEBIR Publié 09 Mars 2022 à 22:28

La situation prête sans doute à l’optimisme : depuis quelques jours, le nombre de contaminations par la Covid, après le pic de fin janvier, diminue substantiellement aux quatre coins du pays. Ces deux derniers jours, l’Algérie a, en effet, enregistré, selon les chiffres officiels, moins d’une quarantaine de contaminations. Hier, 23 nouveaux cas seulement ont été confirmés, tandis que 29 guérisons et 2 décès ont été enregistrés en l’espace de 24 heures. Chiffre assez édifiant : 37 wilayas, soit quasiment les deux tiers des départements du pays, n’ont enregistré aucun cas. Cette évolution de la situation épidémique laisse à penser que la quatrième vague, qui a aussi fait son lot de victimes, est désormais dernière nous. Et tout porte à croire que la tendance baissière va se poursuivre dans les prochains jours. 

Mais faut-il pour autant se réjouir et décréter que le risque d’une recrudescence de la pandémie est totalement exclu ? Il est sans doute prématuré de le dire. Mais pour de nombreux spécialistes, il faut se garder de crier victoire compte tenu des incertitudes qui entourent l’évolution du virus. Dès lors, la vigilance demeure, à leurs yeux, de mise. 

Tout comme, d’ailleurs, le respect des gestes barrières et de la distanciation sociale. Pour avoir éprouvé toutes les difficultés pour imposer ces règles au moment où l’épidémie faisait rage, malgré une grande campagne de sensibilisation, on peine à croire que les autorités auraient les moyens de persuasion pour les faire respecter maintenant qu’on a presque atteint l’immunité collective. Mais indépendamment de l’attitude des citoyens, essentielle au demeurant, cette période de décrue doit être exploitée précisément pour faire un bilan exhaustif de la gestion de cette épidémie durant toutes les vagues qu’on a connues, repérer les insuffisances, consolider les pratiques réussies et tirer les leçons qui s’imposent. D’autant que l’épisode de la crise de l’oxygène pendant l’été est encore frais dans les mémoires. 

Il s’agit aussi de permettre au personnel de la santé de mieux s’organiser et de lancer le chantier de la réforme en profondeur du système de santé national. Tout comme l’école, le système de santé a besoin d’une véritable thérapie de choc et d’une nouvelle vision qui puissent conférer aux professionnels des moyens substantiels et un environnement d’évolution sain pour leur épanouissement. Seul gage pour retenir nos médecins de la tentation de l’exil. ■

  • Editorial Un air de "LIBERTÉ" s’en va

    Aujourd’hui, vous avez entre les mains le numéro 9050 de votre quotidien Liberté. C’est, malheureusement, le dernier. Après trente ans, Liberté disparaît du paysage médiatique algérien. Des milliers de foyers en seront privés, ainsi que les institutions dont les responsables avouent commencer la lecture par notre titre pour une simple raison ; c’est qu’il est différent des autres.

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    Abrous OUTOUDERT Publié 14 Avril 2022 à 12:00

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