L’Algérie profonde HAUTE VALLÉE DE LA SOUMMAM

La RN26 congestionnée

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SYPHAX M. Publié 09 Avril 2022 à 12:00

© D. R.
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La RN26 longeant la rive gauche de la Soummam est régulièrement congestionnée en de nombreux points. Flux pendulaire et trafic de circonstance donnent souvent lieu à d’interminables bouchons, mettant les nerfs à fleur de peau et les véhicules à rude épreuve.

Parfois, on se retrouve devant le paradigme de l’éléphant qui veut passer à travers le chas d’une aiguille. Pratiquement chaque agglomération traversée par l’axe routier se transforme l’espace de quelques heures, en goulot d’étranglement. Deuxième grand pôle urbain de Béjaïa après le chef-lieu de wilaya, la ville d’Akbou vit au rythme de ces embouteillages quotidiens.

Le segment de la RN26, faisant jonction entre le faubourg de Guendouza et l’ex-zone industrielle située à l’extrême ouest de la ville, est un parcours du combattant pour les automobilistes. “Cela nous prend 20 à 30 minutes pour traverser cette portion de route d’à peine deux kilomètres, alors que d’ordinaire il ne fallait pas plus de 5 minutes.

Chaque rotation cumule un retard considérable, avec toutes les incidences qu’on peut imaginer sur l’état du moteur et la surconsommation de carburant”, maugrée le propriétaire d’un taxi-bus exploitant la ligne de transport Akbou-Tazmalt.

“Si vous avez la malchance d’être pris dans ces bouchons, vous n’avez aucun espoir d’arriver à temps sur votre lieu de travail. J’en ai fais plusieurs fois l’amère expérience”, atteste le passager d’un bus. “Pour contourner cet écueil, il est indispensable de prendre la route tôt le matin”, ajoute-t-il.

Certains automobilistes tentent de s’extraire de ce piège infernal, en empruntant d’improbables itinéraires d’évitement. D’autres usagers mal inspirés roulent à tombeau ouvert sur les accotements. “La situation va de mal en pis au fil des ans, et aucun projet de dédoublement de ce tronçon de la route n’est encore à l’ordre du jour. Si ce statu quo devait perdurer, c’est tout le développement de la région qui serait compromis”, fait remarquer un citoyen.

Depuis quelque temps, d’autres points noirs se sont fait jour sur le réseau routier intra muros. C’est notamment le cas sur le chemin communal reliant le lycée Mohamed-Haroun et la RN26, où des embouteillages monstres se forment à longueur de journée. Au carrefour jouxtant l’ancien hôpital, la situation est non moins compliquée, avec des ralentissements persistants et une circulation en accordéon.

L’entrée de la ville d’Ighzer Amokrane, au lieudit Oumoussa, est aussi embouteillée aux heures de pointe. Personne ne consent à céder un pouce de son droit, réel ou supposé. Certains automobilistes irascibles en viennent presque aux mains. À hauteur du village Takariets, dans la commune de Souk Oufella, les véhicules roulent au pas aux heures de pointe.

La circulation est ralentie sur des centaines de mètres du point de bifurcation de la RN26 avec la pénétrante autoroutière. Même topo à Sidi Aïch, ou la portion de l’axe routier traversant l’agglomération de part en part donne lieu à des files interminables, surtout les jours de marché.

“Tant que le projet de la pénétrante autoroutière n’est pas livré en totalité, on n’est pas sortis de l’auberge. Plus d’une fois, j’ai pensé à mettre mon activité entre parenthèses, car il vaut mieux chômer que travailler à fonds perdus”, confie, amer, le conducteur d’un fourgon de transport de voyageurs.

S. M.

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