L’Algérie profonde SIDI KADA (MASCARA)

Une commune à vocation multiple

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A. B. Publié 19 Janvier 2022 à 14:16

© D. R.
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Religieux, culturel, historique et touristique, tels sont les secteurs qui dominent à Sidi Kada, une commune dont la vocation première reste, après tout l’agriculture, une activité qui est exercée dans la région entière.

L’évocation de ce village est étroitement liée au mausolée du même nom et dont l’origine est incarnée par le quatrième arrière-grand-père de l’émir Abdelkader. Ce site religieux est visité quotidiennement et à longueur de journée par des milliers de citoyens qui affluent de tous les coins du pays, à la recherche d’une solution miraculeuse à leurs problèmes du quotidien, notamment les couples en quête d’enfants.

La légende locale affirme que plusieurs femmes, condamnées par leurs proches comme étant stériles, ont enfanté juste après la troisième visite de ce mausolée.

En cette période de pandémie de coronavirus, les autorités ont scellé la porte d’entrée du mausolée, mais les visiteurs l’ont forcée pour y accéder. La culture symbolisée par la smala est mise en exergue de par la présence d’un riche patrimoine culturel sur le territoire de ce village, symbolisé par une stèle érigée à la mémoire du fondateur du premier État algérien moderne.

En effet, l’émir Abdelkader a marqué son passage dans cette région en se faisant construire un bain, dont les vestiges ont été restaurés à maintes reprises.

Eu égard à la valeur de ce précieux trésor culturel, ces monuments sont classés et légués à la direction de la culture de la wilaya de Mascara qui en assure la gestion.

“Depuis plusieurs années, des délégations émanant tant de l’intérieur que de l’étranger, manifestent leur volonté de visiter la smala. Les Américains de la ville d’El-Kader visitent régulièrement la smala”, affirme Mohamed, l’un des gardiens des lieux.

De par le mythique personnage de l’émir Abdelkader, qui a séjourné dans cette région, la commune de Sidi Kada est entrée dans l’histoire du pays, un statut que la population rappelle avec fierté et qui est transmis de génération en génération.

Dans le même contexte, partagé entre l’étiquette historique et celle liée à la culture, les élus locaux et le plus commun des citoyens évoquent la tombe au fond de laquelle est enterré Mahieddine, le père de l’émir, sur le territoire de leur commune.

“La smala est visitée quotidiennement par des gens venus de partout. Certains n’hésitent pas à passer la nuit à la belle étoile”, témoignent plusieurs citoyens, avec fierté.

Outre cette situation géographique idéale, puisque se trouvant sur la RN14 reliant Mascara à Tiaret, la commune de Sidi Kada dispose de plusieurs sites susceptibles d’attirer des investisseurs pour l’exploration et l’exploitation de ses potentialités et la concrétisation d’opérations ayant trait au développement du tourisme dans la région.

Dénommée Cacherou à l’époque coloniale, Sidi Kada est l’une des plus anciennes communes de la wilaya de Mascara, puisque sa création remonte à l’an 1870 avec le cachet particulier de commune mixte.

Elle s’étend sur une superficie de 102 km2 et compte actuellement plus de 25 000 habitants, selon le dernier recensement, dont une grande partie vit essentiellement du travail de la terre.

À l’instar des localités de la région, la commune de Sidi Kada a enregistré au cours des deux dernières décennies une extension considérable avec l’étirement dans tous les sens de son tissu urbain, conséquence de la construction de plusieurs centaines de nouvelles habitations tous programmes confondus et de dizaines de nouvelles infrastructures socioéducatives d’accompagnement.

Certes, la concrétisation de ces opérations a été favorisée par la disponibilité du foncier, mais cela s’est fait au détriment du secteur agricole. 
 

A. B.

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