L’International Formation d’un nouveau gouvernement en Libye

Le grand cafouillage

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Lyes MENACER Publié 17 Février 2022 à 09:09

Fethi Bachagha a été désigné Premier ministre par le Parlement libyen le 10 février 2022. © D.R
Fethi Bachagha a été désigné Premier ministre par le Parlement libyen le 10 février 2022. © D.R

La désignation de l’ancien ministre de l’Intérieur, Fethi Bachagha, pour remplacer Abdelhamid Dbeibah au poste de Premier ministre du gouvernement d’union en Libye continue d’être au cœur d’une grave crise, qui engage l’avenir et l’unité de ce pays.

Le président du Conseil d’Etat libyen, Khaled El-Mechri, est sorti de son mutisme, près d’une semaine après le vote contesté du Parlement de Tobrouk pour la formation d’un nouveau gouvernement, dont la mission a été confiée à Fethi Bachagha. “La décision du Parlement de nommer un Premier ministre avant de tenir une session officielle du Conseil suprême d'État et de statuer sur cette question est une procédure inappropriée qui n'aide pas à établir des ponts de confiance entre les deux conseils”, a-t-il déclaré à la presse hier.

Mais il ne prend pas position par rapport à M. Dbeibah, qui affirme qu’il n’a aucune intention de céder sa place jusqu’à l’accomplissement de la mission pour laquelle il a été désigné, il y a quelques mois, c’est-à-dire l’organisation d’une nouvelle élection, après le report de celle du 24 décembre 2021. Mais cette question ne semble plus être une priorité pour ses détracteurs et pour le Parlement exilé à Tobrouk (est), qui a tranché en faveur de M. Bachagha, après que ce dernier a négocié une nouvelle alliance avec les rivaux de l’Est libyen, à leur tête le général Khalifa Haftar et le président de l’Assemblée nationale libyenne, Akila Salah. 

Mais le cafouillage demeure sur la position du Conseil d’état, dont les membres sont divisés sur le sujet, notamment après la publication de deux communiqués de soutien contradictoires à MM. Dbeibah et Bachagha. En effet, des membres du Conseil d’état ont démenti avoir signé lesdits documents. Mardi, une déclaration a été publiée par des membres du Conseil d'État s'opposant à la démarche et au vote du Parlement. Les signatairess de la déclaration ont rejeté la décision de retirer la confiance au gouvernement Dbeibah. Et ils sont 54 membres à l’avoir fait. En face, 75 autres membres de ce même Conseil ont soutenu la nomination de M. Bachagha. 

La sortie de Khaled El-Mechri ne fait qu’ajouter du flou à la situation et reflète la division qui mine le Conseil d’état libyen. Mais en attendant, les partisans des deux Premiers ministres semblent prêts à en découdre, quitte à recourir à la violence armée, ce que craignent les Libyens, qui exigent la tenue des élections dans les meilleurs délais.Ils ne souhaitent plus une nouvelle période de transition dans ce pays ravagé par une décennie de guerre fratricide. 

Des tribus influentes ont d’ailleurs réitéré cette exigence, appelant à respecter la volonté du peuple libyen qui souhaite la tenue des élections législatives et présidentielle, considérées par la médiation internationale comme une première phase pour une sortie de crise définitive et durable à Tripoli. Le comité militaire mixte (5+5), issu des résolutions de la Conférence de Berlin de janvier 2020, a lui aussi formulé le même souhait, appelant les parties libyennes et étrangères à “accélérer le processus de la tenue des élections”, dans un communiqué rendu public mardi soir.

 


Lyès Menacer

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