L’International Discussions russo-ukrainiennes en Turquie

Vers une rencontre Poutine-Zelensky

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Lyes MENACER Publié 30 Mars 2022 à 09:18

Le conseiller russe Vladimir Medinsky et le représentant ukrainien Davyd Arakhamia, lors d'une réunion hier à Istanbul. © D.R
Le conseiller russe Vladimir Medinsky et le représentant ukrainien Davyd Arakhamia, lors d'une réunion hier à Istanbul. © D.R

Les conditions pour une première rencontre entre le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et son homologue russe, Vladimir Poutine, depuis le début de l'invasion russe le 24 février, sont désormais “suffisantes” après une nouvelle session de pourparlers russo-ukrainiens hier en Turquie, a affirmé le négociateur en chef ukrainien.

“Les résultats de la réunion d'aujourd'hui (à Istanbul) sont suffisants pour une rencontre au niveau des chefs d'État”, a déclaré David Arakhamia. Depuis le début du conflit, Moscou a toujours refusé une telle proposition de Kiev. Mais la Russie a promis hier de “radicalement” réduire son activité militaire en direction de Kiev et Tcherniguiv en Ukraine, après les pourparlers russo-ukrainiens d’Istanbul que Moscou qualifie de “substantiels”, a rapporté l’AFP. “Les négociations sur un accord sur la neutralité et le statut non-nucléaire de l'Ukraine entrant dans une dimension pratique (...), il a été décidé, pour accroître la confiance, de réduire radicalement l'activité militaire en direction de Kiev et Tcherniguiv”, a déclaré à Istanbul le vice-ministre russe de la Défense, Alexandre Fomine, à l'issue des discussions. 

Le chef de la délégation russe et représentant du Kremlin, Vladimir Medinski, a fait état de “discussions substantielles” et dit que les propositions “claires” de l'Ukraine en vue d'un accord allaient être “étudiées très prochainement et soumises au président Vladimir Poutine”. Selon lui, une rencontre des dirigeants ukrainien Volodymyr Zelensky et russe Vladimir Poutine, et de représentants d'État garants, serait possible en cas d'accord pour mettre fin aux hostilités. “En ce qui concerne une rencontre des deux présidents, nous avons dit depuis le début qu'elle sera possible lorsqu'il y aura un accord (...)

La rencontre pourrait être multilatérale, avec la participation d'États garants”, a-t-il dit. “Après la discussion substantielle d'aujourd'hui, nous nous sommes entendus et proposons que la rencontre se fasse pour parapher l'accord”, a-t-il dit. “À condition d'(effectuer) un travail rapide sur l'accord, et de trouver les compromis nécessaires, la possibilité de conclure la paix se rapprochera”, a dit M. Medinski.

Par ailleurs, l'Ukraine affirme qu’elle acceptera d'être neutre si elle obtient un “accord international” pour garantir sa sécurité, dont seraient signataires plusieurs pays agissant en tant que garants, a insisté le négociateur en chef ukrainien. “Nous insistons pour qu'il s'agisse d'un accord international qui sera signé par tous les garants de la sécurité”, a déclaré David Arakhamia. “Nous voulons un mécanisme international de garanties de sécurité où les pays garants agiront de façon analogue à l'article 5 de l'Otan et même de façon plus ferme”, a-t-il ajouté.

L'article 5 du traité de l'Alliance atlantique stipule qu'une attaque contre l'un de ses membres est une attaque contre tous. M. Arakhamia a cité, parmi les pays que l'Ukraine voudrait avoir comme garants les États-Unis, la Chine, la France et la Grande-Bretagne – membres du Conseil de sécurité de l'ONU – mais aussi la Turquie, l'Allemagne, la Pologne et Israël.  “L'Ukraine acceptera un statut neutre si le système de garantie de sécurité fonctionne”, a-t-il ajouté. Pour que ces garanties puissent prendre effet dans les plus brefs délais, la Crimée et les territoires du Donbass sous contrôle des séparatistes pro-russes seraient “temporairement exclus” de l'accord, a encore précisé le négociateur.

 


L. M./AFP

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